FullMetal Alchemist RPG v.6.0 - Novus Mundus


 
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 Désireuse Avarice. [En cours]

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Naoko Ketsueki
L'Avarice
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MessageSujet: Désireuse Avarice. [En cours]   Ven 26 Déc - 15:30


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Ma fiche

Nom :
Ketsueki
Prénom :
Naoko
Âge (en apparence) :
21 Ans.
Avez vous de la famille?
Plus depuis longtemps, où alors il doit lui rester de la famille lointaine, mais elle ne la connait pas et elle non plus n'a pas connaissance de la jeune femme.
Votre métier ou qualification :
Chef des Homonculus.
Pays d'origine :
Xing.
Pays où vous habitez :
Je suis à la fois partout et nul part.

Quel est votre péché?
L'avarice.

Quel est votre pouvoir?
L'illusion est son domaine de prédilection. D'un moment à un autre, vous pouvez vous retrouver seul dans une forêt tropicale, alors que vous marchiez dans une rue de Central entouré d'une foule de gens. L'Avarice déboussole sa victime afin de la rendre vulnérable. Malheureusement la jeune homonculus ne peut se focaliser sur son illusion et attaquer son adversaire en même temps... c'est peut-être une des raisons qui explique le fait qu'elle soit toujours avec quelqu'un et rarement seule x). Une fois bien concentrée, la jeune femme peut même faire croire à sa victime qu'elle souffre atrocement, c'est ce que l'on appelle la souffrance mentale, mais contrairement à une illusion de base qui peut s'étendre à plusieurs personnes, celle-ci ne peut s'opérer que sur une seule personne. On peut qualifier cette illusion "d'attaque finale", car l'homonculus ne peut créer cette illusion directement ; il lui faut du temps, de la concentration et bien sûr de l'échauffement, c'est pour ça qu'elle n'utilise cette "attaque" qu'une fois sa victime déjà bien affaiblie par les différentes illusions qu'elle aura préalablement créé et les blessures que l'homonculus lui aura infligée. Le point faible de ces illusions? Vous devriez les trouver tout seul normalement u.u Mais aujourd'hui, j'ai décidé d'être gentille alors je vais vous les dire. Ses illusions ne se focalisent que sur un sens [voir deux, mais pas plus], il vous suffit donc de vous concentrer sur les sens qui ne sont pas toucher par l'illusion et qui sentent le "monde réel", afin de vous "dépêtrer" de ses illusions.

Quel est votre point faible?
Un ruban rouge. Basique n'est-ce pas? Seulement ce n'est pas n'importe quel ruban qui traînerait sous votre nez. Ce ruban rouge abimé par le temps et les épreuves traversées est celui qui fera reculer notre chère Avarice. Le ruban que portait sa mère lors de l'incendie, celui que Nao' avait toujours sur elle à la "clinique", celui qu'elle portait à sa mort. Ce ruban est signe de malheur pour l'homonculus. Il suffirait qu'elle le porte à nouveau dans ses cheveux pour la mettre à terre. Seulement vous croyez vraiment qu'elle vous laissera le trouver si facilement? L'Avarice n'est pas idiote. Je pourrais ne pas vous dire où il se trouve, mais comme je l'ai déjà dit : je suis de bonne humeur aujourd'hui. Elle l'a enterré dans une petite boîte en aluminium là où il devrait être : les ruines calcinés de sa maison à Luoyang. Il est reconnaissable par sa déchirure qui se trouve à son extrémité.

Quel est votre âge réel?
Plus de 80 ans.

Connaissez vous votre créateur?
Non.

Faites vous du combat à mains nues?
Bien sûr. Aussi bonne en défense qu'en attaque, il vaut mieux pour l'homonculus de savoir se battre et se défendre, car sans ses illusions elle aurait quelques difficultés, de plus qu'elle ne peut faire quelque chose d'autre lorsqu'elle est concentrée sur ses illusions.

Utilisez vous des armes tranchantes?
Miss Avarice possède une magnifique lance repliable qu'elle porte la plupart du temps à sa taille. En dehors de sa lance, la jeune femme doit posséder quelques poignards de secours, car elle préfère de loin sa lance.

Et des armes à feu?
Et non! La jeune homonculus ne possède aucune arme à feu, bien qu'il lui arrive de temps à autres d'en voler, mais une fois servies, elle ne les garde pas bien longtemps.

Mon Equipement

- Sa lance [taille]
- Des poignards [chevilles]
- ...


Mon Caractère
» Manipulation. _____ Que serait un homonculus sans manipulation? Et encore pire, que ferait Miss Avarice sans manipulation? La jeune homonculus est prête à tout pour obtenir ce qu'elle veut. C'est pour ça qu'elle ne déteste personne... ou du moins en apparence. Hé oui, prête à tout je vous dis! Si quelqu'un peut lui être d'un quelconque intérêt, même si elle ne l'apprécie pas, elle fera tout pour être bien vu par ce dernier et ainsi obtenir ce qu'elle désire. Alors qu'en pensez-vous? Se serre-t-elle de vous? Ou est-ce qu'elle vous apprécie réellement? Dur de savoir n'est-ce pas? L'ambiguïté est sa spécialité, elle adore faire perdre la tête aux gens. Un poil sadique, j'avoue. Au moins, il y en a une qui s'amuse.
» Folie Possessive. _____ A partir du moment où une chose est à elle, elle est à elle et à personne d'autre et rien n'y changera. L'Avarice ne partage pas. L'Avarice est égoïste. Et attention à ses foudres, si vous tentez de prendre une chose qui lui appartient elle ne vous fera pas de cadeau, peu importe qui vous êtes. "L'AVARICE MORD : ATTENTION CHIEN MECHANT!" Ce qui a tendance à énerver certains de ses "camarades" homonculus u.u. De plus que sa possessivité [je sais ça se dit pas, mais j'adore faire des barbarismes x)]en devient maladif, de quoi rendre chèvre les autres ^^.
» Chieuse jusqu'au bout des ongles. _____ A toujours tout vouloir, Miss Avarice peut être une vrai teigne! De plus qu'elle adore être chiante. Quand je vous dis qu'elle est agaçante, ce n'est pas pour rien! Mais comment les autres homonculus font-ils pour la supporter? On se le demande... Faut dire aussi qu'ils sont tous difficiles à supporter! Bref... je parlais de l'Avarice. Pour faire court, c'est une vraie chieuse.
» Malice Avarice. _____ C'est parce que c'est une peste, qu'elle est espiègle, ou bien c'est parce qu'elle est malicieuse, qu'elle est chiante? Bonne question. Je dirais que les deux sont justes. De toute façon cela revient au même. En attendant, Mademoiselle, en plus d'adorer être chiante, elle adore en faire voir de toutes les couleurs aux autres. On peut dire que la nature a bien fait les choses en lui attribuant un pouvoir lié aux illusions.
» Jalousie quand tu me tiens. _____ Lorsque l'on est possessive, on est forcément jalouse. L'un ne va pas sans l'autre et bien sûr la jeune homonculus n'échappe pas à la règle. Comme je l'ai déjà dit, elle ne supporte pas qu'une personne s'approche trop près de quelqu'un ou quelque chose qui lui appartient ou bien qu'elle apprécie. Et il ne vaut mieux pas la mettre en colère, ses crises sont... comment dire... assez violente. Vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas prévenu.


Mon Physique
Qui pouvait bien se douter que sous ce petit minois aux traits fins et au teint pâle, que derrière ce petit nez discret et ces joues tendres, que derrière cette petite bouche innocente et ces grands yeux bruns se dissimulait l'un de ses êtres qui est revenu d'entre les morts... un être portant un bien vilain péché que celui de tout vouloir pour soi, de vouloir posséder ce qui lui plaisait ou qu'elle avait déjà avec plus de force. Arborant de longs cheveux brun retombant sur son visage, cela lui donne un air mystérieux et effrayant. Bien évidemment, la plupart du temps, la jeune femme ne laisse pas ses cheveux cacher son visage, car amadouer sa victime est plus amusant que l'effrayer directement x). C'est pour cela que la jeune femme tire avantage de ses formes gracieuses et de son charme qui laisse indifférent très peu d'homme.
Sa particularité, comme tout homonculus, est de posséder un ourobouros tatouer sur la peau. Et où exactement me demanderez-vous? Et bien l'ourobouros de la jeune Avarice se situe dans le haut de son dos, juste entre ces deux omoplates ; assez discret, c'est pratique.
Côté vestimentaire, la jeune homonculus aime porter une robe courte de couleur rouge. A la fois provocante et sage, mais également extravagante, cette tenue ne manque pas d'attirer l'attention sur la jeune femme. Les jours de pluie ou de grand froid, l'Avarice se vêtira d'une grande cape noire, rendant le tout mystérieux et sombre. Oui, l'homonculus aime garder une part de mystère!




Dernière édition par Naoko Ketsueki le Ven 16 Juil - 16:36, édité 14 fois
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Naoko Ketsueki
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MessageSujet: Re: Désireuse Avarice. [En cours]   Mer 7 Jan - 22:49

Mon Histoire

    Chapitre 1. Célébration.

    L'union de deux être, Chihiro Ketsueki & Kimiko Jie Huan, allait permettre la vie à une petite fille. La jeune mère, enceinte de 8 mois, n'avait qu'une hâte : mettre au monde sa fille. Ces 8 mois passés avaient été les plus beau de tous, autant pour elle que pour son mari. Elle n'avait eu aucun problème de santé, le bébé non plus – à priori – tout allait parfaitement bien.
    Par une nuit d'hiver, alors que Chihiro & Kimiko dormait paisiblement, cette dernière se réveilla brusquement. Le processus était en route. Le bébé allait naître. Le jeune homme paniquait, ne savait pas quoi faire, tandis que sa femme souffrait à cause des contractions répétitives, mais encore assez espacées. Chihiro finit par aller chercher un médecin, qui accourut immédiatement. L'homme était plutôt inquiet car le bébé naissait un mois trop tôt, mais il espérait que tout se passerait bien durant l'accouchement et par la suite. La nuit fut longue pour ces trois personnes, mais à l'aube un petit cri retentit dans la chambre .
    Ce matin d'hiver, une petite fille était née. Elle s'appelait Naoko.


    Les jours passèrent, puis les semaines, les mois & les craintes du médecin se dissipèrent. L'enfant se portait bien, il était bien plus frêle que ceux de son âge, mais l'homme était confiant, tout se passerait bien pour la petite fille.




    Chapitre 2. Séparation.

    Huit années se sont écoulées dans la joie & le bonheur. Les craintes des premiers mois du à la naissance prématurée de la petite Naoko furent très vite dissipées. Depuis la jeune fille avait bien grandi, elle avait des amis, des parents aimants, tout ce dont une petite fille peut espérer avoir. Vous trouvez ça trop beau, trop rose? Je suis d'accord avec vous... pourtant la vie de cette petite fille n'a rien de rose, elle serait même plutôt noire, tellement elle enchaîne les malheurs. Mais voyez plutôt par vous même...



      « Maman! Maman! Regarde, j'ai réussi à faire du feu!! »

    En effet, à côté d'une maison pour poupée se trouvait un petit tas de bois en feu. Cela faisait des heures que j'essayais de faire un feu pour mes poupées, car je ne voulais pas qu'elles prennent froid, cependant je n'arrivais jamais à ce que le bois prenne feu. Mais cette fois-ci j'y était arrivée, après des heures d'acharnement & de persévérance. Oui, j'étais comme ça ; quand j'avais une idée en tête je faisais tout pour la mener jusqu'au bout, d'ailleurs je suis toujours comme ça.

      « Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de faire du feu aussi près de ta maison, ma chérie! Un accident est vite arrivée & elle risque de prendre feu.
      - Mais non Maman! Tu dis n'importe quoi! Comme si une grosse maison comme la mienne pouvait prendre feu à cause d'un tout petit feu comme celui-là! »


    J'étais encore très naïve à cette époque. Je pensais que mon petit monde était indestructible, que rien ne pourrait m'arriver à moi ou à ma famille, que je serais heureuse pour toute la vie... "La vie". Qu'est-ce qu'une vie après tout? Une vie peut être à la fois heureuse & triste, ou seulement triste. Rares, voir même inexistantes, sont les vies heureuses à 100% ; car on s'ennuierait fortement si nous étions toujours heureux. Pourtant, l'Homme cherche désespérément à être heureux. Que c'est pathétique... Mais bon, je ne suis pas là pour vous parler de ça.
    Alors que je venais de terminer ma phrase, une petite brise vint souffler sur mon feu qui se dirigea vers ma maison de poupée & embrasa un rideau qui se trouvait à une fenêtre. En un instant, la maison entière prit feu. J'étais tétanisée devant ma maison qui brûlait sous mes yeux. Ma mère avait eu raison & moi je ne l'avais pas écouté. Je restais face à la maison qui continuait à prendre feu, tandis que ma mère essayait de l'éteindre comme elle pouvait avec son châle. Finalement, il y eu plus de peur que de mal, enfin sauf pour ma maison. Il ne restait plus grand chose d'elle. Elle était devenue complètement inutilisable, alors mon père la jeta aux ordures.

    La nuit même, je fis un cauchemar. Mes parents & moi étions devenus mes poupées qui brûlions à l'intérieur de ma petite maison. Pour un enfant, ce genre de rêve peut être effrayant! Je me réveillai donc en pleine nuit. Cependant, m'attendant à ce que tout soit noir autour de moi, dut à la nuit, une lueur rouge scintillait sous le bas de ma porte & par ma fenêtre, & je trouvai qu'il faisait horriblement chaud. Je descendis alors de mon lit & ouvris la porte de ma chambre, lorsqu'une énorme bouffée de chaleur me frappa de plein fouet. Par réflexe, je fermai les yeux & protégeai mon visage en mettant mes bras devant. J'ouvris ensuite délicatement mes paupières pour vois ce qui se passait & c'est là que je vis le reste de la maison complètement envahie par les flammes. J'étais effrayée, je pensais être toujours dans mon rêve, mais je revins vite à la réalité, lorsqu'un cadre, accroché sur l'un des murs, faillit me tomber sur la tête. Je l'évitai de peu, puis couru jusqu'à la chambre de mes parents. Leur porte était entrouverte, je la poussai alors lentement & je les vis allongés dans leur lit. Ils dormaient paisiblement, alors que la maison s'embrasait de minutes en minutes. Je sautai sur leur lit & les secouai, criai leur noms. Mais ils ne se réveillaient pas. Comment se faisait-il qu'ils n'ouvraient pas les yeux? « Maman! Papa! » Je n'arrêtais pas de crier pour qu'ils m'entendent et se réveillent, mais rien n'y faisait! Je me retrouvais seule dans cette maison de flamme. Ma mère portait dans ses cheveux un magnifique ruban rouge qui ne la quittait jamais. Je trouvais ce ruban magnifique, parce qu'il rendait ma mère encore plus belle lorsqu'elle le portait. Je le dénouai de ses cheveux et le gardai fermement dans ma main. J'étais persuadée que j'allais mourir ici. Il n'y avais pas d'issue, la maison était cernée par les flammes et plus le temps passé, plus j'avais du mal à respirer. Mes paupières devinrent lourdes. L'air était pesant. Je manquai d'air & je senti que je m'endormais peu à peu. J'allais bientôt rejoindre mes parents. Comme eux, j'allais m'endormir pour me réveiller à leur côté.

    J'ouvris les yeux. Une lumière blanche m'aveugla. Étais-je morte? Je plissai les yeux afin de voir ce qui m'entourait, car pour le moment je n'arrivais pas à m'habituer à la lumière. C'est alors que j'entendis une voix, je ne compris pas ce qu'elle me disait, mais je réussi à distinguer que c'était une voix féminine qui s'adressait à moi. Maman? J'essayais de crier son nom, mais aucun son ne sortit de ma gorge. C'est ainsi que je remarquai une douleur plus ou moins vive à l'intérieur de ma gorge. Petit à petit, mes oreilles s'accommodèrent au son et je distinguais à présent quelques mots.


      « ... t'inquiètes pas... normal... gorge... feu ... »

    Le feu... Je m'en rappelais à présent. L'incendie qui avait frappé ma maison. Mes parents qui ne s'étaient pas réveillés après mes appels répétés. & Moi qui m'étais retrouvée seule face aux flammes. Alors étais-je morte? Et mes parents?

    Une semaine après, j'étais envoyée dans un orphelinat. Lors de l'incendie, mes parents étaient décédés par inhalation de gaz toxiques, voilà pourquoi ils ne s'étaient pas réveillés malgré mes cris. A présent, j'étais seule. J'avais bien de la famille, mais ils ne pouvaient, ou ne voulaient plutôt, pas de moi. On dût donc m'envoyer dans un orphelinat.




    Chapitre 3. Compensation.

    Naoko. Huit ans. Zéro famille. Un orphelinat.
    A cette époque, ma vie ne se résumait plus qu'à cela. J'étais complètement anéantie. Je me sentais morte et pourtant j'étais bien vivante. La première année dans ce nouvel environnement fut très difficile. Je n'arrivais pas à m'adapter. Je n'avais pas d'amis. Je restais seule. Les adultes qui s'occupaient de nous, faisaient tout pour que je m'intègre aux autres et à ma nouvelle vie, mais je n'y arrivais pas. Je voulais retrouver ma vie perdue, mes parents. Je voulais redevenir la petite fille que j'étais auparavant : pleine de vie et naïve. Mais c'était impossible.


      « Salut! »

    J'étais accoudée sur le rebord d'une fenêtre à contempler le paysage qui s'offrait à moi à travers la vitre, lorsqu'une petite voix me tira de mes songes. Je me retournai et vis devant moi un petit garçon, à peine plus grand que moi, me sourire de toutes ses dents. Pourquoi m'adressait-il la parole? Cela faisait plus d'un an que les autres enfants de l'orphelinat ne faisait plus l'effort de venir me parler, alors pourquoi venait-il me dire bonjour? Je ne répondis pas à sa remarque - je sais, c'est malpoli – je n'avais pas envie de discuter. Alors, je me retournai à nouveau vers la fenêtre. Quelques secondes passèrent et je sentais toujours le regard du garçon fixé sur moi. Mais que me voulait-il? A force, il me stressait. Il ouvrit de nouveau la bouche pour me saluer, mais cette fois -ci en y ajoutant mon prénom. Je me retournai et l'observai. Je le trouvais bizarre... Après tout, à cet âge tout ce qui est différent de nous, nous le trouvons étrange.

      « Je suis pas bizarre... c'est toi qui est bizarre! »

    HEIN? Je n'avais rien dit... Comment avait-il su ce que je pensais? Et après c'est moi qu'on traitait de bizarre? u.u

      « Oui, c'est toi qui est bizarre! C'est toi qui ne va pas parler aux autres, qui ne devient pas leur ami, qui reste seule dans ton coin! Pourquoi tu crois qu'il ne vienne plus te parler? Ils te trouvent bizarre, tout simplement. Et bien sûr, personne ne va venir parler à quelqu'un de bizarre...
      - Tu le fais bien toi pourtant...
      - Tiens! J'ai réussi à te faire parler! Il esquissa un large sourire.
      - Ça ne répond pas vraiment à ce que je viens de dire...
      - Oui, c'est vrai! On va dire que tu... hmmm... m'intrigues. J'aimerais bien apprendre à te connaître!
      - Je n'ai rien d'exceptionnel, qui vaille la peine d'être connu...
      - Pas besoin d'être exceptionnelle pour me donner envie d'être ton ami! »


    Il souriait toujours, alors que moi je restais impassible à ses remarques. Je n'ai jamais vraiment compris ce qui l'a poussé à venir me parler ce jour là, ni même ce qui l'a poussé à vouloir me connaître, car je n'étais pas vraiment tendre avec lui. Pour une fois que quelqu'un faisait attention à moi et voulait devenir mon ami, moi je le rejetais. Pourtant, il persistait et ne lâchait pas le morceau. Petit à petit et après plusieurs mois, je finis par m'ouvrir à lui et lui accorder ma confiance. Nous devînmes alors de grands amis. Grâce à lui, j'avais retrouvé à goût à la vie. J'étais redevenue cette petite fille pleine de vie que j'avais été avant l'incendie.




    Chapitre 4. Tradition.

      « [...] Et comment va-t-elle?
      - Elle va beaucoup mieux! Elle a mit du temps à s'intégrer aux autres, mais aujourd'hui tout va pour le mieux!
      - Bien. Il lui aura fallu pratiquement deux années pour se familiariser à son nouvel environnement et faire le deuil de ses parents, mais si vous me dites qu'à présent tout va bien, alors c'est qu'elle est sur la bonne voie!
      - Oui, Monsieur!
      - Malheureusement je ne crains qu'à son âge elle ne puisse trouver de famille d'accueil. Un orphelin, passé la barre des 10 ans, à beaucoup plus de mal à se faire adopter. Les parents cherchent, la plupart du temps, de jeunes enfants qu'ils pourront voir grandir. Ce qui ne pourra pas être le cas de cette petite d'ici quelques temps.
      - Je comprend, Monsieur. Que doit-on faire alors?
      - La garder jusqu'à sa majorité, c'est la seule chose que nous puissions faire.
      - Bien, Monsieur. »


    Alors que la jeune femme se dirigeait vers la porte du bureau pour se retirer, je couru jusqu'à un placard pour m'y cacher avant qu'elle ne me voit. Elle referma la porte derrière, passa devant le placard dans lequel je me trouvais, puis tourna dans la cuisine avant d'entamer une discussion avec le cuisinier. Elle ne m'avait pas vu, heureusement. J'attendis quelques secondes, puis sortis de ma cachette et montai dans le dortoir, avant de me jeter sur mon lit. J'avais pratiquement entendu toute leur conversation. J'étais à la fois heureuse et triste. Heureuse, car je m'étais attachée à cet endroit et apprendre que certainement aucune famille ne voudrait de moi, me permettrait de rester ici avec les autres. Cependant, j'étais triste, car l'amour et le bien être d'une famille me manquait terriblement. J'avais envie de goûter à nouveau la joie que procure une famille aimante.


    Cinq années étaient passées, et comme l'avait dit le directeur, aucune famille ne m'adopta. A chaque venue de nouveaux parents, j'étais persuadée qu'ils ne me choisiraient pas. Cependant, j'étais effrayée à l'idée qu'ils choisissent Junji... Il avait pourtant le même âge que moi, à quelques mois près, mais j'avais peur qu'il parte et que nous soyons séparés. Jun était tout pour moi. C'était grâce à lui, que j'avais su reprendre goût à la vie et m'intégrer à l'orphelinat. Je lui devais énormément. De plus, il était devenu une personne extrêmement importante à mes yeux, je n'avais pas du tout envie d'être séparée de lui. Des nuits, il m'arrivait de rêver de notre séparation. D'ailleurs, cette nuit là j'en ai rêvé aussi.

      Des rires d'enfants se faisaient entendre à l'orphelinat, mais plus particulièrement dans un dortoir. En effet, bien que tous les enfants se trouvaient dans le jardin à profiter du beau temps, Jun & moi étions rester dans notre dortoir à parler, jouer et rire. Nous venions de trouver un nouveau jeu : aller faire peurs au cuisinier qui était occupé à préparer le repas du soir. C'est donc à moitié mort de rire, que nous nous dirigions vers notre cible. Plus nous nous en rapprochions, plus nous essayâmes de faire le moins de bruit possible, mais difficile de nous retenir de rire. Jusqu'au moment où nous arrivâmes derrière la porte des cuisines. Nous nous sommes alors faufilé tout doucement & sans un bruit, nous avions même réussi à ne plus rigoler, pour nous rapprocher le plus possible du cuisinier qui était occupé à faire cuire différentes choses dans des poêles ou casseroles. Je lançai un coup d'oeil à Jun & dans une parfaite synchronisation, nous nous sommes mis à pousser un énorme cri, ce qui valut au cuisinier de faire un énorme bond. Malheureusement, à croire que la malchance me suivait même dans mes rêves, le cuisinier fit basculer une casserole & tomber une poêle qui bougea alors le bouton qui contrôlait la sortie de gaz. C'est alors qu'une flamme géante sortie tout droit de la plaque de cuisson enflammant au passage divers objets qui se trouvaient autour, ainsi que les vêtements du cuisinier qui se trouvait à proximité, mais également Jun. Les deux se mirent alors à crier, mais encore plus Junji qui devait souffrir le martyr, vu que les flammes avaient directement touché sa peau. Etant trop effrayé, je finis par me réveiller en poussant un cri des plus horrifiés!!

    Mais alors que je pensais avoir réveiller tout mon dortoir, je pu me rendre compte qu'en réalité c'était la panique autour de moi. Tout le monde criait, tout le monde courait, le personnel qui était censé s'occuper de nous, courait dans tous les sens pour nous attraper & nous sortir du dortoir. & pour finir, je trouvais qu'il faisait une chaleur à vous faire fondre sur place! Je me levai alors de mon lit & couru jusqu'à celui de Jun, mais il n'y était pas. Je le cherchai donc des yeux mais pas moyen de le trouver. C'est alors qu'une femme m'attrapa par la taille & me fit sortir du dortoir sans me laisser le temps d'aller chercher plus loin Junji. Je n'arrêtais pas de crier son nom, mais ma petite voix était complètement recouverte par les cris des autres, alors personne ne m'entendit. Je me débattais, car je voulais absolument retrouver Jun, mais la femme ne me lâchait pas. Je vis des lueurs rouges & oranges tout autour de moi, puis des images de l'incendie de ma maison me revinrent en tête. Pourquoi cela recommençait? Pourquoi le sort s'acharnait-il contre moi?
    Une fois arrivée dehors, on me posa au fond du jardin avec tout un groupe d'enfant. Je me faufilai alors entre eux à la recherche de Junji. Je me remis à crier son nom, mais il ne me répondait pas. Les seuls réponses que j'avais c'était le regard des autres. Il me regardait comme si j'étais une folle, une cinglée, comme si ce que je faisais n'avait pas de sens, comme si j'étais en train de faire quelque chose de complètement étrange. Mais arrêtez de me regarder comme ça!!! Arrêtez!! Je veux Junji!!! Rien d'autre!! Alors arrêtez!! & rendez le moi!! Je veux Jun!!
    J'étais complètement paniquée. Les larmes coulaient le long de mes joues. Je finis par m'assoir derrière le groupe & posai la tête sur mes genoux, attendant que le temps passe, attendant que tout se calme, attendant qu'on me ramène Jun.

    Quand l'incendie fut stoppé & que tout le monde fut sorti à temps. Nous avons put alors constater l'ampleur des dégâts. L'orphelinat était complètement ravagé, mais apparemment il n'y avait aucun blessé. Moi, j'étais toujours assise dans mon coin, attendant que l'on vienne s'occuper de moi, ou que l'on m'apporte des nouvelles de Junji. Une femme s'approcha alors de moi. Elle s'agenouilla à mes côtés & finit par me parler.


      « Tu n'as plus rien à craindre Naoko! Allez vient! On s'en va!
      - NON! Pas sans Junji!! Dites-moi où il est!! Je veux le voir!!
      - Ma puce... Je... Attends moi là! »


    N'ayant rien d'autre à faire qu'attendre, c'est ce que je fis. De toute façon, je n'avais plus envie de rien. & si elle ne voulait pas répondre à ma question & qu'elle était partie chercher quelqu'un, c'est qu'il était arrivé quelque chose de grave à Junji! J'étais assez grande pour le comprendre maintenant! La femme finit par revenir avec le directeur de l'orphelinat. Tous deux avaient de drôle d'expression, comme si ce qu'ils allaient les déranger.

      « [...] et je pense qu'il faut le lui dire maintenant... Expliqua la femme au directeur.
      - Nous n'avons pas le choix de toute façon... »


    Je ne me sentais pas bien... Qu'allaient-il me dire? Junji était-il... était-il m... Mort? Le directeur s'approcha alors de moi.

      « Naoko... Il faut que je te parle...
      - C'est à propos de Junji, c'est ça?
      - Oui ... Dit-il en prenant un air des plus triste
      - Non!! NON!!! Ne me dites pas qu'il est mort!! Je ne veux pas!! Les larmes coulaient de plus belle le long de mes joues et n'arrivaient pas à s'arrêter
      - Non ce n'est pas ça... Mais... comment dire... Cela fait déjà plusieurs années que tu connais Junji n'est-ce pas?
      - Oui?
      - Et bien disons que tu es la seule à connaître à Junji.
      - Comment ça? Je m'arrêtai alors de pleurer ne comprenant pas où il voulait en venir...
      - Junji n'a jamais existé, Naoko. Il ne provient que de ton imagination. Nous pensions qu'il valait mieux pour toi que tu ne le saches pas, car grâce à cet ami imaginaire, tu avais su faire le deuil de tes parents et passer à autre chose. Nous avions peur pour toi, que, si tu l'apprenais, tu retombes dans l'état où nous t'avions trouvé. C'est pour ton bien que nous avons fait ça.
      - Qu... QUOI? Junji n'a jamais existé? NON!!! NOOOOON!!! VOUS MENTEZ!!! Junji existe!! Vous ne voulez juste pas me dire qu'il est mort dans l'incendie!! Ou alors vous ne l'avez juste pas encore trouvé parmi les décombres!! MAIS JUNJI EXISTE!!! Il est obligé d'exister!
      - Naoko... Malheureusement ce que tu dis n'est pas vrai, Junji n'existe que dans ta tête...
      - Non vous MENTEZ!!! Jun EXISTE!!! J'ai besoin de lui!!! RENDEZ-LE MOI!!!!!!!! »


    Le directeur tourna sa tête en direction de la femme et prit un air attristé avant de lui faire un signe de la tête. En attendant, je n'arrivais pas à croire ce que l'on venait de me dire. J'avais le regard complètement vide et mes yeux n'arrivait même plus à pleurer. Non, je n'avais pas pu l'inventer! Junji existe! Il ne l'on juste pas retrouvé!! Peut-être a-t-il réussi à sortir du bâtiment avant tout le monde et c'est pour cela qu'ils ne le trouvent pas! Mais pour pas m'inquiéter, ils préfèrent me faire croire qu'il n'existe pas! Oui ça ne peut être que ça!!

      « Jun revient vite je t'en supplies!! Reviens-moi! J'ai besoin de toi! »

    Alors que j'étais complètement plongée dans mes pensées et que je parlais toute seule, une groupe d'homme, complètement vêtu de blanc, s'approchèrent de moi et me prirent par les bras avant de me faire monter dans une camionnette. Tellement préoccupée par mes pensées qui filaient dans tous les sens, je n'eus même pas le temps de réaliser qu'on venait de m'emmener loin de l'orphelinat, dans un endroit où il ne vaut mieux pas y mettre les pieds.




    Chapitre 5. Obsession.

      « […] alors tu comprends? C'est pour ça qu'il faut que tu restes! Ca marchera! J'en suis certaine! Tu peux me croire!! »

    C'est alors que des bruits de pas se rapprochant de ma position se firent entendre, suivit d'un bruit de serrure.

      « Vite va-t-en! Il ne faut pas qu'ils te voient Jun!! »

    La porte de ma chambre, ou plutôt cellule mais ils n'appelleraient jamais cela ainsi, s'ouvrit et une jeune femme en blouse blanche rentra pendant que deux hommes en blanc se postèrent de chaque côté de la porte. J'étais assise sur mon lit dans le coin de ma chambre, alors la jeune femme se rapprocha de moi afin de me parler – comme si j'étais une enfant et qu'il fallait qu'elle s'approche aussi près pour que je l'entende et la comprenne... c'est bon j'ai 18 ans maintenant …

      « C'est l'heure de ta consultation Naoko! Après tu pourras aller faire un tour dehors avec les autres si tu en as envie!
      - Vous allez me faire quoi cette fois-ci? Si c'est pour me rentrer des trucs bizarres dans le crâne autant me tuer directement!!
      - Voyons Naoko! Ne dis pas de bêtise! Tu sais très bien que ce n'est qu'un examen de routine!!
      - Ha oui?! Alors que sont devenues Yume et Misaki si elles aussi n'ont subi qu'un examen de routine?
      - Tu sais très bien que Yume et Misaki allaient mieux et que nous les avons laisser repartir chez elle!
      - NON!! Vous mentez!! Vous les avez tuer!! Comme vous voulez me faire croire que Jun n'existe pas!! Mais je sais très bien qu'il existe!! »

    La jeune femme soupira puis tourna la tête vers les deux hommes à l'entrée avant de leur faire un signe de tête. Les deux hommes rentrèrent alors dans la chambre et m'attrapèrent pas les bras.

      « NON!! LACHEZ-MOI!!! NE ME TOUCHEZ PAS!!!! criais-je en voyant la seringue que venait de sortir l'infirmière.
      - Tu ne me laisses pas le choix Naoko! »

    Et elle finit par m'injecter le produit dans le bras. Je continuais à me débattre, mais petit à petit je sentis mon corps me lâcher. Petit à petit, il ne me répondit plus. Et petit à petit je ne pu plus rien faire lorsqu'ils m'emmenèrent dans la salle d'examen, ou plutôt laboratoire.
    Je ne pouvais plus bouger, la seule chose que je pouvais faire c'était voir que l'on m'emmenait, voir que Jun me regardait impuissant car je lui avais fait promettre de ne jamais prendre le risque de m'aider. Je ne voulais pas qu'on l'enferme lui aussi et qu'on lui fasse toutes sortes de test bizarre. Je ne voulais pas que Jun devienne un cobaye comme j'avais fini par le devenir.

    [...]



Chapitre 6. Extinction.


Chapitre 7. Résurrection.


Chapitre 8. Concrétisation.
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Désireuse Avarice. [En cours]
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