FullMetal Alchemist RPG v.6.0 - Novus Mundus


 
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 Ivan, l'Envie dévorante

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Ivan
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MessageSujet: Ivan, l'Envie dévorante   Ven 2 Jan - 6:17

Ma fiche




Votre Nom et Prénom:
Notre jeune homme possède de nombreuses identités : Peter Harwoods, Dmitri Archavine, Farhaad Jahelm ou encore Jin Yue-Wan… Pour chaque pays, il a un nom différent. En gardant son identité secrète, il peut agir plus librement et échapper aux polices le recherchant. Certes il possède un nom, mais personne ne le connaît, du moins ils sont tous mort. Nous l’appellerons par son nom d’homonculus, Ivan.

Votre âge:
Ivan est né un 5 décembre, il y a 162 ans, dans les contrées lointaines de Drachma. Le jeune homme à perdu la vie à 21 ans et après la mort, il a garder l’apparence d’un jeune homme.
Cela fait donc 141 ans, qu'il arpente les différentes contrées répertoriées, en tant tant que homoncule.

Avez-vous de la famille?

La mère d’Ivan l’a quitté très tôt, emporté par les fièvres d’une maladie dont aucun médecin ne parvint à identifier l'origine ni la souche. Plusieurs années après, ce fut le tour de son père.
Dans sa vie, le jeune homme a eu une belle-mère et peu avant sa mort, un demi-frère, ceux-ci s’inscrivent également dans le tableau des décès familiaux au même titre que sa demi-sœur Séléna. Demi-sœur au yeux de tous mais il l’a toujours considéré comme sa petite sœur de sang et de coeur.

Votre métier ou qualification:

Ivan n’a pas d’emploi, il vit sur une partie de la fortune de sa famille et sinon il lui arrive de toucher de grosses sommes d’argent dans des ventes d’armes aux colonies indépendantistes. Depuis quelques années, il a une nouvelle source de revenu, simplement en appartenant au groupe d’homonculus qui s’est formé récemment.
Pour ce qui est des qualifications, on ne peut pas dire que l’homonculus en ait vraiment. C’est un bon stratège, il a des bases en matière d’économie, il est également bon diplomate. Si, Ivan est particulièrement doué pour s’intégrer dans un milieu quelconque et obtenir des informations, un talent qui s’est accrue après sa renaissance.

Votre pays d'origine et celui dans lequel vous résidez actuellement:
Ivan vient des terres du nord, de Drachma… Ces contrées froides et montagneuses au nord d’Amestris. Un pays de tradition et d’honneur, la Tsarie est un régime en place depuis longtemps et le pays n’est en proie à aucun trouble. Les villes pétillent de vie même par temps de neige et l’architecture y est unique et raffinée, pleine de couleur.
Aujourd’hui Ivan possède une résidence dans chaque pays, le plus souvent il est à Xing… Pas de raisons particulières si ce n’est le fait qu’il apprécie ce pays d’Orient, de l’autre côté du désert… L’homonculus va souvent à Drachma bien évidemment, c’est une terre qu’il a gardé dans son coeur. Aerugo est aussi une destination qu’il affectionne, plus pour les femmes que pour le reste d’ailleurs… Cependant avec Ivan, c’est tout sauf Amestris. Aux yeux du jeune homme, ce pays n’a rien, aucune beauté, aucune tradition… Ce n’est pour lui qu’une République Totalitaire, un état militaire qui n’a aucune magie à apporter, rien, et à moins d’avoir une bonne raison, vous aurez du mal à l’y traîner…

Quel est votre péché?

Le péché d’Ivan et celui de l’Envie. Généralement quand on repense aux sept interdits, c’est l’un de ceux qui nous vient le premier à l’esprit.
Désir, jalousie, tentation, avidité, convoitise, besoin, ambition… Tant de déclinaison que regroupe l’envie, un péché dur à porter car il modifie le rapport de l’individu par rapport à tout ce qui l’entoure, êtres vivants comme objets. L’envie est oppressante, elle vous dévore, vous ronge, et lorsqu’elle est assouvie, elle disparaît, un vague souvenir. L’envie née d’une pulsion, mais cette pulsion s’inscrit dans le temps, vous pouvez attendre combien de temps pour assouvir une envie ? Un mois, un an, et plus c’est long plus ça vous ronge.
À porter, ce péché est une vraie souffrance, vous n’existez pas en tant que qu’individu autonome, vous existez au travers de ce que vous voulez.
Malgré tout ce péché est admiré, car c’est l’envie qui fait vivre les hommes… Sans envie ils n’attendraient que la mort, n’ayant aucun objectif, aucun but. Cependant lorsque l’on ne porte pas le péché, la raison vous remet sur le droit chemin et les envies finissent par s’évaporer ou se transformer afin de devenir réalisables. L’envie d’Ivan est celle du péché, plus forte que ce que tout humain peut connaître, si forte que la raison peut lui faire défaut. Cette envie peut devenir une rage aveugle lorsqu’elle se mue en jalousie. Désirer ce que l’autre possède, envier l’autre, ceci est prompt à la naissance de la haine.
Bref, l’Envie influe sur la personne qui le porte et lui fait connaître nombre de sensations et d’émotions. Sachez que la main de l’Envie attrape toujours ce qu’elle souhaite, quitte à détruire les obstacles et à l’arracher de force, quitte à se sacrifier elle-même.

Quel est votre pouvoir?

Son pouvoir est celui de l’attraction surnaturelle, il est des plus subtils car la plupart du temps, les personnes ne se rendent pas compte qu’il est utilisé. De plus, ce pouvoir ignore les races, religions, sexes, classes sociales... En théorie, une Chimère a autant de chance d’être touchée qu’un simple Humain. Il agit en deux temps :

- Tout d’abord, Ivan peut inspirer ferveur, passion ou terreur aux mortels comme aux immortels. Le charisme que lui confère son pouvoir peut influencer sur certaines décisions et sur l’opinion que les gens se font de lui, en sa faveur évidemment. Dans un premier temps, des groupes entiers de personne, un groupe réduit ou une seule personne pourront être touchés. L’Homonculus peut ainsi devenir le centre d’attention et d’intérêt de nombreuses personnes, tant que son visage est visible par tous, cependant le contact direct du regard n’est pas nécessaire lors que de cette utilisation générale. En pratique, si l’Homonculus peut captiver quasiment tout immortel, ceux plus anciens que lui et la plupart des Homonculus plus jeune mais futés sont très susceptibles de remarquer la tentative d’influence et d’y résister avec leur volonté surnaturelle. En plus de ses utilisations délibérées, ce pouvoir donne à Ivan un ascendant non négligeable. Dans n’importe quelle foule, il attire l’intérêt (et provoque souvent le désir) de ceux qui sont autour de lui, même en restant inactif. Plus l’Homonculus cherchera à captiver, plus son pouvoir sera impressionnant et plus son impact sur les autres sera important.
L'effet du pouvoir dure jusqu’à ce que la victime ne voient plus l’Homonculus. Le principal inconvénient de cette facette du pouvoir d’Ivan est que cette discipline ne contrôle que les émotions. Elle modifie les sentiments des autres envers le vampire, mais ne les réduit pas à sa merci. Si les gens écoutent attentivement les ordres donnés par le vampire, ils conservent leur libre arbitre. Des directives suicidaires ou ridicules ne semblent pas plus sensées parce que la personne qui les donne est fascinante. Par contre, un discours inspiré ou une certaine somme d’argent, utilisés en combinaison avec la discipline, peuvent permettre au vampire de pousser les autres dans la direction de son choix.
Seule forme de contre-pouvoir, si une cible est mentalement instable au point que d’être sujette à la folie au travers d’émotions démesurées et non maîtrisées, le pouvoir ne fonctionnera pas, c’est notamment vrai chez les psychopathe profond atteint de formes de délire. Bien sûr, si une personne déteste Ivan, elle ne ressentira pas de passion mais de la peur. Dans le même cas, si l’Homonculus n’aime pas une personne, il lui inspirera la peur, sans le vouloir bien sûr, car ce pouvoir échappe à son contrôle. Il lui faut porter un masque afin d’annuler son effet.

- Ensuite viens une facette plus sombre du pouvoir qui ne peut s’effectuer que sur une seule personne car cette fois-ci, Ivan doit capturer le regard de sa victime. Une fois ses yeux plongés dans ceux de la cible, Ivan peut influencer les pensées et les actions des autres par la seule force de sa volonté. Si le regard n’est pas attiré au sien, ce pouvoir s’avère impraticable et les directives ne seront données que vis-à-vis de la facette précédemment étudiée, donc en fonction des émotions. Il ne peut donc agir que sur une personne à la fois. La durée et l’importance de ce contrôle dépendent de la capacité de pouvoir utilisée. Bien que vraiment très puissant, cette facette reste délicate à employer. Les ordres doivent être donnés oralement, étant donné qu’il ne s’agit pas d’un contact d’esprit à esprit. Cependant, certains ordres simples peuvent être intimés par signes, par exemple un index pointé dans une direction et une expression autoritaire "Pars !" Si la cible ne comprend pas l’Homonculus (elle n'a pas la même langue, l’ordre n’a aucun sens pour elle, elle ne peut pas l’entendre…), elle n’obéira à aucun ordre, quelle que soit la force de la volonté surnaturelle de Ivan. Cette capacité ne fonctionne pas sur les autres Homonculus.

Description de l’utilisation :

• Ivan plonge ses yeux dans ceux de la cible et prononce un ordre d’un ou deux mots qui doit être exécuté immédiatement. L’ordre doit être clair et précis : cours, tombe, saute, ris, tousse, avale, stop, suis-moi. S’il impose un minimum de réflexion ou est ambigu, la cible peut y obéir lentement ou bâcler la tâche. Le sujet refusera un ordre qui le menace directement, un ordre comme "meurs" est sans effet. Cependant un ordre pouvant le menaçant indirectement tel que « protège-moi » sera appliqué. L’ordre peut être inclus dans une phrase, dissimulant ainsi aux autres l’utilisation du pouvoir. Cette subtilité demande toujours que Ivan plonge son regard dans celui de la cible au bon moment et prononce le mot clé de façon claire. Un observateur attentif, et même la victime, peut remarquer la soudaine emphase. Toutefois, à moins d’être familier avec les pouvoirs surnaturels, le sujet verra plutôt dans cette phrase et les actions qui en découlent une coïncidence étrange. Une même personne ne peut recevoir 2 ordres d’affilé, il faut de 30 minutes à 1h30 selon les personnes avant que le subconscient puisse imprimer un nouvel ordre. La victime n’oublie pas l’ordre donné après l’avoir exécuté, son « conscient » l’intègre comme une chose normale et elle ne se pose pas plus de question.

• Poussé à son paroxysme, le pouvoir d’Ivan peut lui permettre d’implanter oralement un ordre dans le subconscient de sa cible. Rien ne doit distraire Ivan et sa cible car cette capacité requiert une concentration intense et des phrases précises pour être efficace. Ivan peut déclencher la pensée imposée immédiatement ou établir un signal qui la déclenchera ultérieurement. La victime doit être capable de comprendre Ivan, et le contact entre les regards doit être maintenu aussi longtemps que nécessaire pour implanter l’idée. À ce niveau, le pouvoir permet toutes formes de directives, des simples et précises (déplacer un objet) aux plus complexes (noter les habitudes de quelqu’un et rapporter ces informations à un moment convenu). Un sujet ne peut recevoir qu’une seule suggestion d’Ivan, après quoi l’opération ne pourra plus jamais être réalisé. Ivan peut suggérer à des esprits faibles de ce donner la mort. La durée d’un tel ordre peut atteindre les 2 mois, la cible intègre l’ordre et ne le conteste pas… une fois celui-ci accomplit, la victime oublie ce qu’elle a fait et oublie l’ordre donné et surtout qui l’a donné.

(Ce qui n’arrivera pas, je rassure, à des perso joueur en Rp! ^^)

Quel est votre point faible?
Le point faible d’Ivan est une petite boîte à musique en argent, un objet de son passé qui revient hanter son retour sur terre. Il parvient à la ressentir, sa présence lui donne des frissons, ses muscles se crispent et son esprit s’évade. Ivan deviendrait un simple enfant inoffensif face à la personne qui lui ferait parvenir quelques accords de cette fameuse boîte à ses oreilles, car ce n’est pas l’objet en lui-même mais le son particulier produit qui le rend plus faible, cette mélodie familière s’ évadant de sa prison argentée incrustée de jade.
L’endroit où elle se trouve… Eh bien, elle doit se trouver à ce jour dans le Palais du Tsar. La boîte n’a pas été beaucoup ouverte ces dernières années… On la dit maudite. Chaque morceau, chaque note de la mélodie resterait gravé dans les têtes jusqu’à la mort… finir fou, c’est l’un des nombreux malheur que l’on promet à celui qui l’ouvrira.

Connaissez vous votre créateur?

Créateur… Ivan n’aimerait pas ce terme. Ce serait trop grand pour qualifier les chiens qui l'on tué pour mieux le ramener. Des noms? Il ne connaît que celui du commanditaire de cette transmutation, le Généralissime en place à l'époque, c'est à dire il y a environ 141 ans.


Dernière édition par Ivan le Sam 21 Fév - 6:44, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Ivan, l'Envie dévorante   Jeu 8 Jan - 19:04

Histoire:



I- Ma chair, mon sang… mon enfant

Je crois que j’en ai toujours rêvé, depuis toute petite. J’aimais les bébés, je les aime toujours. Mon prénom est Katerina mais je suis née à Xing. Mes parents, des diplomates, ont toujours eu un goût particulier pour tout ce qui venait de Drachma, à ma naissance je n’y échappai pas, Katerina Ju Liang. C’est ainsi que je me suis appelé, durant toute mon enfance. À partir de l’adolescence, j’accompagnais souvent mon père dans ses voyages vers les provinces du nord. Drachma était alors un pays en expansion, devenant chaque jour plus grand et plus influent.
Les rumeurs disaient que ses habitants été des brutes sauvages, des guerriers avides de sang, il n’en était rien. Je découvris un pays charmant, possédant une culture aussi raffinée que celle de mon pays d’origine. J’ai rencontré mon premier et unique amour sur ces terres glacées, ce n’était pas n’importe qui… à 18 ans, je devenais la femme du futur Tsar de Drachma, Nikolaï Romanov, prince souverain des terres du Nord. C’était un parfait époux qui me combla d’un bonheur que je n’aurais pas pu espérer, même en rêve. Il m’offrait tout, j’étais parfois gêné par cette attitude, cette affection sans limite, mais je l’aimais aussi pour ça. Le plus beau cadeau qu’il me fit, ce fut celui de me faire un enfant.
Oui, j’en avais toujours rêvé, de m’imaginer le jour où la vie naîtrait en moi… à qui ressemblerait mon enfant, comment agirait-il, me rendrait-il tout l’amour que je comptais lui donner ?... je me posais beaucoup de question, trop. Le miracle arriva un soir d’hiver, par un soir où le blizzard faisait rage à l’extérieur. Nikolaï était au front, menant les troupes vers une nouvelle victoire sûrement. J’étais seule avec mes servantes, et j’accouchai dans ma chambre. La sage-femme coupait le lien me liant à mon enfant, un petit garçon m’annonça t-elle. J’étais épuisée, à bout de force… cependant j’avais encore celle de sourire, un petit garçon, le mien

- Aleksandr, dis-je d’une voix rauque, dans un murmure à peine audible.

Je pris l’enfant dans mes bras et m’endormis. À mon réveil mon époux tenait Aleksandr dans ses bras, un sourire qui ne cachait pas sa joie s’afficha sur ses lèvres

- Quel bel enfant Katerina, un héritier solide pour le trône, notre enfant… regarde, il a déjà quelques cheveux noirs, et ses yeux sont de la même couleur que ceux de sa mère, déclara t-il avec douceur

Mes yeux à demi clos, car encore fatiguée, je le regardais. À cet instant, je me sentais heureuse car maintenant, nous étions une vraie famille, tous les trois.
Une année passa, une année de bonheur intense malgré quelques sinistres. Mes parents périrent dans un séisme à Luoyang. Quant au père de Nikolaï, il succomba à l’épidémie qui sévissait dans le pays, laissant son fils seul détenteur du pouvoir politique, militaire et diplomatique. J’étais pourtant heureuse malgré ces pertes, la seule présence de ce petit bout de chou suffisait à effacer toute ma tristesse… avec ses nouvelles fonction Nikolaï n’était plus très présent à mes côtés et Aleksandr était tout pour moi. J’aimais trop mon enfant ? Personne ne m’en avait fait le reproche, personne à part moi-même peut-être…
Bref, ce bonheur fut de courte durée… au mois de Janvier, un an après la naissance de mon enfant, je contractais à mon tour la maladie qui avait tué le père de Nikolaï. Comme tous les autres malades avant moi, personne ne trouva ce que j’avais… je demeurais au lit les jours suivant, mes suivantes restaient à mes côtés et Aleksandr jouait dans la chambre. Ses petits éclats de rire me donnaient une joie profonde dans cette période sombre. Nikolaï voulait être à mes côtés, mais il avait ses obligations et ne passait que tard le soir, quand il n’était pas en voyage diplomatique. Je passais donc mes journées avec pour seule compagnie celle de mon garçon, ma santé se dégradait et je me faisais une raison… je ne le verrais sûrement pas grandir, je le laisserais orphelin d’une mère. Quelle égoïste, j’avais tant voulu cet enfant, et j’allais bientôt l’abandonner, il ne se souviendrait sûrement pas de moi… je n’avais plus qu’à espérer que Nikolaï s’occupe au mieux de lui et qu’il surmonte le deuil de ma fin…


Dernière édition par Ivan le Mer 11 Fév - 17:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ivan, l'Envie dévorante   Lun 12 Jan - 2:51

II- La recherche du pardon

Je l’aimais, mais mon amour n’y avait rien changé. Je n’avais pu être à ses côtés lors de l’accouchement, ni même lorsqu’elle se mourrait. Aujourd’hui c’était trop tard, de notre amour il ne restait plus qu’Aleksandr, ce fils qui ne tenait que d’elle. Il était là lorsqu’elle mourut, elle l’aimait mais moi… comment dire, je ne voulais plus le voir. Je ne pouvais pas soutenir ce regard améthyste, stupide face à un bébé, non ? Mais il me rappelait tellement Katerina, et je ne pouvais accepter sa mort, je me sentais tellement coupable que mon fils subissait la frustration qui me rongeait. Je me sentais seul même avec lui, je pensais qu’en me remariant ma peine disparaîtrait mais…
Seulement 2 mois plus tard, j’épousais une nouvelle femme, Irina Vladirovsky, une jeune demoiselle appartenant à la noblesse de Drachma et dont le père était un ami. La première chose qu’elle me demanda fut un enfant. Je n’étais ni dupe, ni stupide, elle voulait asseoir son sang sur le trône. Je savais bien qu’elle n’avait pas que des qualités mais je pensais l’aimer suffisamment pour ne plus les voir. Je lui donnais donc un enfant, une petite fille qui naquit un mois de Janvier, deux ans après Aleksandr. Je ne doutais pas de sa déception quand au sexe de l’enfant, mais de toute manière mon fils restait tout de même l’héritier, même si Irina avait eu un garçon.
Mon statut me prenait toujours autant de temps et j’abandonnais tout ce qui me restait de beau à des mains cruelles et jalouses… je n’avais pas conscience de la haine que nourrissait Irina envers mon fils si jeune, simplement parce qu’il resterait quoiqu’il advienne mon successeur. Mes devoirs me tenaient éloigné de ma famille, je ne m’en plaignais pas au contraire, il me fallait prendre cette distance qui était nécessaire… pour moi, pour mon deuil. Malgré mes absences fréquentes, j’observais tout de même mes enfants grandir. Aleksandr, qui restait un jeune garçon renfermé, commença à devenir plus ouvert et plus sociable vers ses 12 ans. Je remarquai que lui et Séléna, sa demi-sœur, se rapprochaient. Je m’en réjouissais car voir mon fils seul me peina beaucoup. À 13 ans, il commença à s’intéresser à la diplomatie, je l’envoyai à Xing, un pays avec lequel j’entretenais des relations amicales. Ses voyages furent nombreux, et nos relations s’amélioraient. Il commençait à montrer de l’intérêt pour les tâches qui seraient un jour les siennes, ce qui nous permit de nous rapprocher. Mon deuil touchait à sa fin au fur et à mesure que j’apprenais à découvrir cet être que j’avais délaissé si longtemps.
Pour ses 18 ans, j’organisai une réception des plus somptueuses… une soirée mémorable qui je savais, lui faisait le plus grand des plaisirs. Avant qu’il ne disparaisse avec une charmante jeune fille, je lui offris ses cadeaux : une chevalière marquée des initiales et du blason familial. Ce fut le dernier cadeau qu’il reçut de ma part. Irina était de nouveau enceinte, et ce fut un petit garçon qui naquit, 4 mois après l’anniversaire d’Aleksandr. Une fois de plus je n’assistais à rien, occupé à étouffer une révolte au sud.
Deux mois plus tard, je rentrais en urgence au palais, blessé lors de l’une des batailles. Je passais mes journées aux mains des médecins. La flèche avait taillé une profonde entaille dans mes chairs, pourtant les médecins étaient confiants quant à mon rétablissement. La cause fut selon eux une infection… la cause de mon décès foudroyant et imprévue. Les dés en étaient jetés, un protagoniste de moins dans l’histoire de mon fils… aurais-je la prétention de dire qu’à présent il était seul ? Non… je le regarderais de là-haut, j’apprendrais peut-être enfin à connaître cette enfant qui finalement m’était bien inconnu... avec moi toujours cette peine, celle de n'avoir trouvé le pardon sur terre.
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MessageSujet: Re: Ivan, l'Envie dévorante   Mer 11 Fév - 17:17

III- L’étreinte du serpent

La beauté d’une femme est une arme qui, une fois bien affûtée, peut être des plus dangereuses. Mon nom est Irina Vladirovsky, je suis née dans une famille de riches nobles de Drachma… riches ? Ne m’en parlez pas, mon père était mort en laissant à ma famille des dettes que ma mère tentait autant que possible de cacher à nos « amis ». J’ai toujours été attiré par l’argent, par la luxure d’un mode de vie de la haute société. J’ai vite abandonné ma mère, dés que j’ai eu la majorité. Je ne fréquentais que des gens riches et profitais de ma beauté pour obtenir les faveurs des haut placés. Courtisane au palais, première maîtresse du Tsar, je suis devenu l’Impératrice de Drachma seulement un an après la mort de sa femme… surprenant non ? J’ai un don pour ce qui est de la persuasion, j’obtiens toujours ce que je souhaite. Ma famille était derrière moi à présent, oubliée. J’avais des projets, des ambitions : je devais placer un héritier sur le trône, un être qui porte mon sang. Vous comprendrez que le jeune Aleksandr était alors une épine dans mon pied, le seul enfant du Tsar et de sa potiche de première femme. Cette enfant devait être rayé, effacé. Comme je le souhaitais, le Tsar me mit enceinte… mais ce fut une fille, or selon les règles établies, une fille ne pouvait hériter du trône. Je maudis cette gosse, Séléna, et je maudis mon époux le Tsar, incapable et inutile. Il ne me fit plus d’enfant par la suite malgré mes requêtes répétées.
En parallèle, mon épine, ce petit Aleksandr, grandissait chaque jour. Pour l’instant je ne pouvais rien faire si ce n’est une pression psychologique des plus importante. À un moment je crue réussir, le jeune homme passait ses journées seul dans sa chambre, sans manger, sans dormir. Mais mon empotée de fille s’en mêla. Elle se rapprochait d’Aleksandr et le poussait à sortir de son isolement, là je me rendis compte… cette fille ne serait peut-être pas si inutile, il est vrai qu’elle avait hérité de ma beauté, il ne manquait plus que j’en fasse un bon instrument, un instrument que je pourrais utiliser dans mes projets. Je consacrais donc les années suivantes à éduquer cette fille, mais il s’avéra que je n’avais pas grand chose à faire… en devenant femme elle montrait ce même esprit dont j’avais pu faire preuve à son âge. Attirée par la luxure, servant son intérêt avant tout, et malgré cela sa beauté l’innocentait de tout péché aux yeux des gens. Enfin je me sentais fière de cette progéniture.
Bientôt 18 ans pour Aleksandr, poussée dans mes derniers retranchements je devais rétablir la situation à mon avantage. Bien que depuis Séléna je n’avais pu tomber de nouveau enceinte, un enfant fut conçu quelques mois avant l’anniversaire. Le destin étant de mèche avec moi, il s’avéra que le nouvel héritier était un mâle. J’eu du mal à contenir ma joie, ce petit jeu arrivait à sa fin. L’enfant naquit durant l’absence du Tsar, Je commençais alors à étendre ma sphère d’influence dans cette cour en attendant le retour de mon époux, blessé gravement d’après les rumeurs. À son arrivée au Palais les médecins affirmèrent qu’il se remettrait vite, cependant étant encore faible, je ne pouvais rater cette occasion. Lui amenant son repas quotidiennement, je versais dans sa nourriture un poison qui allait, lentement mais sûrement, le mener à sa mort. Vous auriez vu sa tête, la souffrance qu’il éprouvait. Aleksandr ne serait bientôt lui aussi plus qu’un souvenir et ma progéniture s’installerait sur le trône de Drachma pendant les siècles à venir.
Il devait avoir des doutes, le nouveau Tsar. Je trouvais qu’il prenait beaucoup de précautions, il me faisait surveiller notamment, vraiment trop flagrant. Ses espions pouvaient bien me suivre, c’est Séléna qui devait se charger de recruter un assassin. Il serait trahis par sa demi-sœur en qui il avait tant confiance. Comment j’avais fait ? J’avais promis à ma fille gloire, richesse et pouvoir si le Tsar venait à disparaître, elle me ressemblait tellement, je n’avais pas eu besoin de la séduire plus que cela avec mes mots pour qu’elle accepte.
Le coup d’état échoua mais le Tsar, blessé, compris que ma détermination et mon avidité auraient raison de lui, il partit donc en exil. Durant plusieurs mois, ce fut le calme le plus total, j’avais les rennes du pouvoir, j’étais chargé de la régence en attendant que mon fils ait l’âge de régner. Tout aurait pu si bien se passer, hélas Aleksandr revînt, malgré les assassins que j’avais pu envoyer à ses trousses. Il revînt à la tête d’une armée… ses relations avec Xing et Amestris lui avaient permis de récupérer un certains pouvoir. En effet ses troupes ses composés de généraux et de régiments fidèles qui avait su voir mes manigances. Ainsi appuyé par des troupes étrangères, le pays sombra dans la Guerre Civile qui fit des centaines de milliers de morts. En quelques mois, tout fut plié et les troupes d’Aleksandr étaient aux portes du Palais, j’avais perdu. Il entra accompagné d’une dizaine d’hommes. Je ravalais ma fierté, il y avait toujours une issue possible. Tout en me jetant à ses pieds, je plaidais d’une voix fragile et féminine

- Pitié mon roi, j’implore votre pardon… prenez le trône, le pays, mais je vous en supplie, laissez-moi la vie. Je disparaîtrais, vous n’entendrez plus jamais parler de moi!

Il me regarda de toute sa hauteur et se prenant pour un Dieu, il daigna m’accorder son pardon, m’annonçant un exil à vie. Je me levai et sorti de sous ma longue veste une dague qui s’enfonça dans son torse

- Eh bien nous serons deux à partir… mon roi!

Il s’écroulait au sol tandis que je quittais la pièce en courrant. Empruntant un passage secret, je parvînt à tromper mes poursuivants. Je devais récupérer mon petit garçon, celui qui légitimait mon assise sur le trône. Arrivant dans sa chambre, je m’approchai de son lit et poussai un cri d’effroi. Mon enfant dormait dans des draps imbibés de sang, il était froid, son petit corps transpercé par une arme. Des pas, derrière moi, je n’eue pas le temps de me retourner que l’épée me traversait déjà le cœur. Qui… qui ? Je n’entendis qu’une voix mais mon esprit s’évadant ne parvînt à l’identifier

- Dormez bien… je vous aime…
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MessageSujet: Re: Ivan, l'Envie dévorante   Dim 15 Fév - 19:07

III – La douceur d'une caresse

* Seule, je me sens… seule *

Comme un écho à ma voix, la sienne retentie. M’a-t-il entendu ? Je le crois, je l’espère. Il a toujours été là, depuis tout ce temps jamais il ne m’a abandonné. Et chaque fois je n’ai pu que constater les ténèbres le corrompre. Pourtant là, sous cette chair ressuscitée, sous cet esprit machiavélique tourné vers le mal, je sens encore le bien. Il est bon et je ne veux pas qu’il meure à cause de cette carapace d’ombre qui l’entoure. Il ne veut que mon bonheur, mais le prix qu’il donne à mon bonheur me fend le cœur d’une tristesse infinie. Il a oublié ce qu’il est, ce qu’il veut être, sa vie n’est plus… et je ne ressens que ma culpabilité, ainsi esseulé dans l’infini de l’au-delà… Aleksandr…


Rattrapons le temps, tournons ensemble les aiguilles pour trouver le passé, la racine des événements. Des jours, des mois, des années… et nous y voici, la cour du Tsar, mes premier souvenirs marquant. Mon demi-frère, Aleksandr, seul dans sa chambre. Je n’ai pas besoin de souvenir pour affirmer que c’est ma mère qui faisait tout pour le mettre dans cet état. J’étais petite, je n’aimais pas le voir comme ça. Pour moi il n’y avait pas de… « demi », il était mon grand frère, nous avions la même famille. C’est donc tout naturellement que je faisais mon possible pour l’aider, pour le faire sourire. C’est à peu près durant cette période que nous avons noué des liens forts, au grand déplaisir de ma mère… oui, c’est aussi à cette période qu’elle se rendit compte que j’existais. Je n’avais rien de la petite fille capricieuse, non, j’étais chaleureuse, agréable avec tout le monde, que se soit le personnel, les gardes… mon frère. Mais j’étais une enfant, et comme tout le monde, je voulais plaire à ma mère même si cela devait m’amener à me conduire comme une autre. Elle attendait beaucoup de moi, je me mis à étudier l’alchimie, à prendre des cours oratoires, des cours de bonne conduite… bref la totale. Avec cela je voyais très peu Aleksandr, les rare fois où nous pouvions passer du temps ensemble, je le réconfortais, bien qu’il était le grand frère c’est sur ma petite épaule qu’il venait trouver chaleur et réconfort, sur cette même épaule où il versait ses larmes de rage et de tristesse. En restant modeste, j’étais alors son petit Ange gardien.
Parallèlement, ma mère m’en demandait toujours plus. Elle ne disait rien concernant mon soutien à Aleksandr, comme si elle avait déjà des projets et que notre relation de bons termes ne la gênait pas. Je grandissais, je me montrais chaque jour plus arrogante, plus capricieuse… je me montrais comme ma mère voulait que je me montre. L’avait-elle prévu ? Jouer se rôle à longueur de temps me perturber au point que je ne sache plus quand jouer. Cette petite fille que j’interprétais avait grandi et au final, j’étais en partie devenu cette petite fille. Toujours aussi douce, je me montrais cependant toujours plus ambitieuse, intéressée, rancunière voir méprisante vis-à-vis de personnes ne me plaisant pas. Durant ces années, cette adolescence, Aleksandr partait souvent à l’étranger… nous ne nous voyions quasiment plus mais nous entretenions une correspondance plutôt intense. L’événement majeur qui nous réunit de nouveau fut le Bal organisé pour fêter ses 18 ans. Une somptueuse réception réunissant tout le beau monde des grandes puissances de l’époque. Il faut dire qu’à l’étranger, il faisait visiblement bonne impression.
La grande soirée arriva… je ne l’avais plus vu depuis près d’un an et demi. Apéritifs, conversations, charmants jeunes hommes masqués, belles jeunes demoiselles en robes et également masquées, le tout dans une grandeur démesurée. Il y avait tous le ingrédients pour une fête mémorable, mais elle ne le fut pas de la façon dont je l’entendais. Alors qu’à contrecœur je devais supporter les conversations des plus plates avec des courtisans, je m’isolai pour reprendre un peu mes esprits. Un jeune homme vînt me voir dans un costume traditionnel de la haute Aristocratie de Drachma, son masque doré couvrant ses pommettes et son nez mais aussi une parti de son front, le tout décoré de pierres précieuse et de plumes exotiques. Il me parla, sa voix me parut presque familière sans que je puisse définir l’identité de son possesseur. Lumière et musique, les violons entamèrent la mélodie alors qu’avec un sourire malicieux et plutôt sur de lui, le jeune homme m’invita à danser. Les chœurs d’enfants typique des musiques de Drachma accompagnèrent nos premiers pas. Un bon danseur, il se déplaçait avec aisance au milieu de la foule et dans ses pas il m’entraînait avec légèreté. Moi, heureuse ? Non, je n’avais toujours pas vu Aleksandr et puis de toute façon je n’avais pas envie de sourire, je gardais ça pour mon frère… bon, d’accord j’avoue que j’étais bien. Cet instant de légèreté apaisait mon esprit impatient. Mais une voix interrompue la danse. Le Tsar en personne se plaça devant la foule et appela son fils pour lui offrir son cadeau. Mon cavalier me vola un baiser et sourit. Alors qu’il s’esquivait et que je me sentais rougir, je commençais à m’intéresser à l’endroit où il se rendait, si pressé… mon esprit s’éveilla peu à peu, je n’y croyais pas… il prit la parole sans retirer son masque, mon cavalier, remerciant les invités. Le Tsar lui tendit un cadeau que je ne parvint à voir mais là n’était pas le plus important. Je restais bouche bée, car Aleksandr m’avait volé ce baiser, c’était lui. La musique repris et il revint vers moi, cet air toujours amusé. Je saisi sa main avant qu’il ne dise quoi que se soit puis je l’emmenai dans un couloir vide où je serais sûre que personne ne nous dérangerait. Là, je lui révélais mon identité et je retirai mon masque, il en fit de même. Je pouvais avoir l’air gênée, voir dépassée par la situation, lui semblait calme. Ma voix s’emportait presque malgré mooi et je lui demandais d’oublier ce qui s’était passé. Il s’excusa et répliqua avec calme et douceur que lui n’oublierait pas. S’en suivit un long moment durant lequel nous nous fixâmes, sans que quiconque ne daigne parler ni même bouger. Mon regard plongé dans le sien, je ne sais pas ce qu’il m’arriva mais je lui sautai au cou dans une étreinte presque amoureuse. Il m’avait manqué, je le lui faisais savoir. De ses lèvres s’échappèrent des paroles similaires, la suite s’enchaîna plus ou moins vite. Mon visage au creux de son cou, je ne pu me retenir d’y poser mes lèvres. Aleksandr ramena mon visage face au sien et sans attendre le geste, je venais saisir ses lèvres. Lien fraternel poussé à l’extrême ou amour, je ne savais pas, je ne réfléchissais pas, j’aurais tout le temps de trouver des excuses à mon comportement… après. Je laissais tomber mon masque à terre alors que doucement, mes bras descendaient dans son dos. Derrière moi le mur, je ne pouvais plus reculer, je ne voulais pas, à cet instant je ne voulais qu’avancer alors que sa main dénouait langoureusement les liens qui maintenaient ma robe. Il n’eut pas le temps de finir son geste. Nous entendîmes des pas venir dans notre direction et la raison se fit plus forte, de peu. Il me donna rendez-vous dans les Jardins, un peu plus tard dans la soirée avant de s’éloigner. Cependant il oublia son masque et le garde qui passait alors pu sûrement deviner ce qui s’était passé… sûrement alla-t’il tout rapporter à ma mère puisqu’elle vînt me retrouver quelques minutes plus tard, s’en suivit une discussion

- Et si te dis que je l’aime vraiment, que vas-tu faire ?

Sa main frappa ma joue dans un claquement sec, je tournais le visage, suivant le mouvement de la main. Mes yeux se remplissaient d’un flot de larmes leurs conférant cet aspect vitreux. Ma haine était palpable mais malgré tout, ma mère supporta mon regard et de son air hautain, elle m’annonça que dorénavant, je lui obéirais peu importe ce qu’en j’en pensais. La suite est un enchaînement d’événement marquant tel que la mort du Tsar, la naissance d’un nouveau frère… mais le plus fort reste celui où ma mère me demanda de recruter un assassin et de le payer pour tuer Aleksandr. Elle voulait me tester, voir si j’étais digne d’être sa fille. Elle m’avait promis la force d’un pays, la gloire d’une reine, des promesses pour me corrompre. L’assassin fut recruté mais je prévins mon frère du danger qu’il encourait, le conseillant de partir car le cercle n’aurait jamais de fin. Jamais il n’aurait fait exécuter ma mère, ça nous aurait pourtant tous servi.
Une cruelle Guerre Civile finit par arriver, les rebelles ayant à leur tête le dernier Tsar, Aleksandr. Durant le labs de temps entre l’exil de mon frère et le jour où les troupes investirent le Palais, j’avais tellement changé. Plus de rêves, j’avais cédé à ma part d’ombre et j’en voulais terriblement à ma mère pour ce qu’elle avait fait, plonger le pays dans la misère et pousser à l’exil une personne chère, et ce pour ses intérêts personnels. Quand Aleksandr entra dans la salle de trône et rencontra ma mère, je me trouvais dans ma chambre. Je pris alors une décision, celle de mettre fin à un cercle qui ne finirait pas. Tout au plus la pousser à l’exil, mon Aleksandr ne tuerait jamais ma mère, je m’avançais alors vers la chambre de mon petit frère, une dague à la main. Sans réfléchir, je transperçais le petit enfant de ma dague pour briser le rêve de gloire et de fierté de ma mère, le fruit de mon malheur. Lorsque j’entendis quelqu’un se presser dans ma direction, je me cachai alors dans l’ombre. Ma mère arriva, en voyant son visage abattu à la vu du corps mort, je ne pu m’empêcher d’imaginer sa réaction si ça avait été moi à la place. La fin du cercle arrivait. Lentement je saisis une épée accrochée au mur. Puis, de tout mon élan je me jetai sur elle. Mon visage ? Elle ne le vit pas…

- Dormez bien… je vous aime…

Elle tomba sur le sol, se vidant rapidement de son sang tandis que les soldats venaient à ma rencontre. Je venais de tuer, de tuer des personnes proches pour mon bonheur personnel… je pouvais justifier le contraire, la réalité était bel et bien là. On m’amena à Aleksandr, je me jetai alors dans ses bras en criant que tout était fini, que maintenant il pourrait vivre heureux et moi aussi.
Quelques années passèrent, Aleksandr et moi nous nous étions unis dans le secret le plus total. Je vivais au Palais en tant que sœur du Tsar et notre vie n’était que mensonge. Toujours dans la crainte que l’on découvre notre relation, j’étais pourtant tombée enceinte. Cette nouvelle m’effraya, cependant je n’avais jamais vu Aleksandr aussi heureux. Un grand enfant insouciant. Être père l’enchantait au plus haut point, même si l’enfant était né d’une relation incestueuse. Si nous n’avions pas été frère et sœur… hélas la vie s’acharne à trouver des problème et à empêcher le bonheur de venir sans le malheur. La bonne humeur de mon frère était salvatrice pour moi, elle mme rappelait que j’étais finalement heureuse ainsi, dans le péché, je me sentais plus légère à ses côtés.
Mais de nouveau la guerre vînt à nos portes. Amestris venait de changer de Généralissime, celui-ci réclamait au Tsar des terres pour « service rendu » durant la Guerre Civile, Aleksandr refusa catégoriquement cette requête qu’il jugeait comme « totalement inacceptable » au vue des accords d’entraide entre les deux pays fixés à l’aube de la révolte mené par Aleksandr. L’aide d’Amestris tout comme celle de Xing serait remercié par des accords industriels favorisant l’exportation de matière première de Drachma, ça n’allait pas plus loin. Le conflit fut donc inévitable. Bien plus sanglant que ce que nous avions pu connaître, les troupes d’Amestris, bien plus nombreuses que les nôtres, parvinrent à faire une percé de plusieurs kilomètres à l’intérieur de nos frontières. Malgré toute ma volonté, je ne parvins à retenir le Tsar au palais, il avait décidé de rejoindre les troupes vers le sud pour donner directement ses ordres et montrer au peuple que leur chef ne les abandonnait pas. J’avais peur, un mauvais pressentiment vis-à-vis de l’avenir. Il m’embrassa une dernière fois, avec fougue, avant son départ. Les mois passèrent, la nuit je le voyais en rêve. Je le voyais souffrir, je ressentais sa douleur. Et puis une nuit, c’est de ça mort que je rêvai. Me levant en sueur, je m’aperçus que je perdais les eaux. Je ne pouvais plus bouger, encore paralysé par mon cauchemar. Les sages-femmes vinrent dans ma chambre et l’accouchement commença. Mes cris devaient être audible dans tout le Palais alors que je donnais toutes mes forces à la vie. Pendant ces minutes insoutenables, j’entrevis à plusieurs reprise Aleksandr dans des sortes de rêves éveillés. Comme si nous étions lié par la pensée. On me disait de respirer, de rester calme, mon frère était allongé sur une table dans un endroit sombre. Je poussais aussi fort que mes forces le permettaient. Un cercle s’illuminait autour du Tsar et je pus voir son œil s’ouvrir, puis l’autre. Je criais plus fort alors que l’enfant sortait… quelques secondes de répit, je me sentais partir, mes forces toutes données à ce nouveau-né. L’une des femmes déclara alors que l’enfant été mort. Mes yeux en larmes s’ouvrirent alors sur le corps d’Aleksandr, hurlant sa souffrance comme s’il avait pu être à mes côtés… son cri déchira mon cœur, et de surcroît ma vie m’échappant je sentais sa tristesse grandir ainsi que sa culpabilité de ne pas être à mes côtés. J’étais là, étendu, et je ne pouvais rien faire… seulement mes larmes pour pleurer. Je ne voyais plus Aleksandr, il avait disparu au moment où je sentais la noirceur gagner son cœur. Un cauchemar ? Je ne sais pas… je fermais petit à petit mes yeux lorsque j’entendis la voix d’une des sages-femmes

- Regardez, il y en a un autre !

La vie m’arrachait un dernier cri… on m’apporta l’enfant dans les bras, c’était une petite fille… elle pleurait alors pour la rassurer je la serrais contre moi, cette dernière preuve que je laissais de mon amour pour mon frère

- Alice…

Ma suivante au Palais s’approcha de moi, je lui tendis l’enfant

- Prenez soin de l’enfant Maris… élevez-là comme votre propre fille et ne lui parlez jamais de sa mère… c’est là ma dernière volonté… et s’il vous plaît, Aleksandr ne doit jamais apprendre qu’un enfant à survécu… maintenant partez…

La suivante partie avec mon enfant maintenant sien. Je ne voulais pas que son existence soit connue, surtout pas par Aleksandr si celui-ci était toujours en vie… ça ne ferait que renforcer sa peine vis-à-vis de ma mort. Au moins maintenant, il pouvait repartir de zéro, du moins s’il en trouvait le courage… Si je crois aux visions ? Je n’avais pas le temps ni l’intention de réfléchir à la véracité des images que j’avais vu. Le cri d’Alice sonna le glas de mon départ. Sans plus un mot, mes yeux se clorent, avec eux le chapitre de ma courte vie…
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Ivan
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MessageSujet: Re: Ivan, l'Envie dévorante   Lun 16 Fév - 17:39

IV – Après la Grandeur, la Décadence…


Une lumière aveuglante autour de moi, de l’énergie. Ce corps mort et mutilé dans lequel on voulait remettre mon âme, c’était le mien… visiblement. Comme une décharge, une pulsion de vie, je sursautai de la tête aux pieds. Mes yeux s’ouvrirent dans la demi seconde qui suivit, mon regard fraîchement revenu d’entre les morts m’offrit la vision de ma sœur, ma Séléna. Mon esprit encore faible et fragile s’émut devant cette scène où elle donnait la vie. Mais un mal profond commençait déjà à me ronger… ces enfoirés, que m’avait-il fait ? Je ne voyais qu’elle et l’enfant qui naquît. Elle criait, elle donnait toutes ses forces… ma joie se dressait parmi les ombres que je sentais en moi. Une noirceur terrible que je ne pouvais contrôler, un virus qui contamine chaque cellule de votre corps sans qu’il soit possible de l’arrêter. Je voyais clairement un petit garçon… mais la scène me perturbait. Séléna ainsi épuisée, et le regard inquiet de la sage femme, prenant le pou de mon fils. La nouvelle tomba, l’enfant était mort… le visage de ma tendre sœur sembla alors s’enterrer dans les couloirs du désespoir et de la mort. Ma douleur aussi forte que ma joie précédente m’arracha un hurlement. Elle mourrait, ils mourraient et moi… je revenais. Le cauchemar disparut… autour de moi le noir, puis des lumière aveuglante. Des gens portant des blouses autour de moi… ils discutaient, prenaient des notes. Une soudaine envie de meurtre s’empara de moi, cette scène que je venais de voir. Je me levai brusquement et saisi le premier objet qui me passait par la main : la table sur laquelle j’étais. Je la pris et l’envoyai sur les personnes les plus proches. Derrière un double vitrage, je l’aperçus, le Généralissime. Quelque flash, les têtes entre mes mains, le bruit d’os craquant, les cris d’horreur, les supplications, l’incendie, le corps étendu du Généralissime… je courais dans la rue, derrière moi un bâtiment en flamme. Opération Chrysma dont l’objectif était la percée militaire rapide afin de pousser le Tsar à se découvrir, le tout pour le kidnapper. Face cachée de l’opération, projet Sry, top secret, assigné par le Généralissime à un groupe de scientifique et visant à tuer le Tsar puis à l’aide de l’alchimie, le « contrôler » afin d’avoir la main mise sur tout Drachma via son chef. Ceci amené le sujet à passer par le stade dit « homoncule ». Tout ce que ce chien ont pu dire, je l’ai bien retenu. Mais maintenant ils ne sont plus que cendre, victime de leur trop grande confiance en eux. Je volais le premier cheval que je trouvais dans l’auberge la plus proche et je partis, direction Rankweill.
Je n’avais même pas eu la pensée de m’occuper de moi et de ce que l’on m’avait fait. Tout mon être n’avait qu’un but. Aucune faim ni aucune soif sur le trajet, mon corps ne me demandait rien. Trois chevaux moururent d’épuisement avant que le quatrième n’atteigne, à travers les troupes d’infanterie et le blizzard, le Palais de la capitale. J’accourus dans le hall, interpellant un servant pour qu’il me dise où se trouvait Séléna. Dans la chapelle, les funérailles… je courrais toujours, ignorant les regard surpris et les « votre Majesté » qui entravaient mon passage. Entré dans la chapelle, je ne vis que l’une des fidèles suivantes de Séléna


- Maris, sors d’ici!

Elle parut surprise et gêné de me voir mais elle ne discuta en rien et quitta la chapelle. Je m’approchais alors du cercueil ouvert. Il faisait froid, son corps reposait au milieu de fleurs, allongé sur de la glace. Elle semblait encore si… vivante. Je pouvais la toucher, seule sa peau était plus froide. Je la contemplais alors, simplement assoupie en attendant mon retour, et voilà que c’est moi attendais le sien. Je caressais sa joue alors de mes yeux laissaient filer leurs diamants, fuyant sur mes joues en un filet scintillant. Je me rappelai alors d’elle, de toutes ces fois où nous avions été ensemble, et il me semblait à présent que je n’avais profité de rien.
Oh, comme elle était belle ! Et comme elle l’est toujours… ni les vers du poète ni la palette du peintre n’en pouvaient donner une idée. Je la revoyais clairement, elle était assez grande, avec une taille et un port de déesse. Ses cheveux, d’un blond cendré, se séparaient sur le haut de sa tête et coulaient sur ses tempes comme deux fleuves d’or pâle, on aurait dit une reine avec son diadème. Son front, d’une blancheur bleuâtre et transparente, s’étendait large et serein sur les arcs de deux cils presque bruns, singularité qui ajoutait encore à l’effet de prunelles bleues ciel d’une vivacité et d’un éclat insoutenables. Quels yeux ! Avec un éclair, ils décidaient de la destinée d’un homme, et personne n’était plus réceptif à ce regard que moi : ils avaient une vie, une limpidité, une ardeur, une humanité brillante que je n’avais jamais vues à un oeil humain. Il s’en échappait des rayons pareils à des flèches et que je voyais distinctement aboutir à mon coeur. Je ne sais si la flamme qui les illuminait venait du ciel ou de l’enfer, mais à coup sûr elle venait de l’un ou de l’autre. Séléna était un ange ou un démon, et peut-être tous les deux. En tout cas, elle ne sortait certainement pas du flanc d’Ève, la mère commune. Des dents du plus bel orient scintillaient derrière cette bouche aux lèvres rosées qui, se plissant, esquissait une délicieuse petite moue. De petites fossettes se creusaient à chaque inflexion de sa bouche dans le satin rose de ses adorables joues. Pour son nez, il était d’une finesse et d’une fierté toute royale, et décelait la plus noble origine. De petits grains de beauté jouaient sur la peau unie et lustrée de ses épaules, le plus souvent laissée à demi découverte par de somptueuse robes.
Ma mémoire me ramenait alors à notre première nuit d’amour, lorsque durant la nuit je m’étais levé de son lit pour aller contempler la Lune au balcon et réfléchir à ce que je venais de faire. Entendant un léger bruit, je m’étais retourné… elle était là, portant à la main une petite lampe dont la lueur donnait à ses doigts effilés une transparence rose qui se prolongeait par une dégradation insensible jusque dans la blancheur opaque et laiteuse de son bras nu. Elle avait pour tout vêtement le drap de lin qui la recouvrait et dont elle retenait les plis sur sa poitrine, comme honteuse d’être si peu vêtue, mais sa petite main n’y suffisait pas… elle était si blanche, que la couleur de la draperie se confondait presque avec celle des chairs sous le pâle rayon de la lampe. Enveloppée de ce fin tissu qui trahissait tous les contours de son corps, je me rendis vraiment compte ce soir là… je me rendis compte qu’elle était mon âme sœur, celle j’aimais par dessus tout, celle que j’aimais au point d’en devenir fou, au point d’en subir l’expérience de la mort autant de fois que nécessaire si au final il m’était accordé de plonger mon regard dans le sien.
Au final, elle s’en était allée… la solitude que je pouvais ressentir à cette instant était… indescriptible. Je prenais le corps dans mes bras et, traversant le Palais, je demandais à deux alchimiste de la garde de me suivre. À cheval, nous partîmes au pied du mont St Nicolaï, un mont proche de la ville. Nous continuâmes jusqu’à trouver une grotte, j’en connaissais l’emplacement car je venais souvent m’isoler ici étant petit, de plus, Père me disait que ma Mère affectionnait beaucoup ce lieu, d’où ma préférence également. Avec les alchimistes, nous entrâmes. Ma sœur dans mes bras, nous nous enfoncions dans les profondeurs de la grotte jusqu’à atteindre un point d’eau où se trouvait deux petites embarcation. Après avoir traversé cette réserve souterraine, nous nous retrouvâmes face à une paroi de glace. Là, je demandai à l’un des alchimistes de ramener ma sœur à la vie. Il me rétorqua que c’était interdit, que c’était une transmutation qu’il ne fallait en aucun cas réaliser. Il suffit que je le menace, ma main enserrant sa gorge, pour qu’il se résigne à accepter. La cercle, ils le tracèrent à deux mais un seul l’activa. Le résultat fut un échec, l’alchimiste tomba raide-mort et Séléna ne bougeait pas. Je hurlai de rage et ordonnai au dernier alchimiste de m’apporter des réponses. Il me répondit qu’il avait peut-être une idée… sans vraiment en être sûr. Selon lui et les livres qu’il avait pu lire, ramener une personne en tant qu’homoncule l’assimilait à un péché. Vu qu’il y avait 7 péchés, il ne pouvait y avoir que 7 homoncules et donc, tant que tous les péchés seraient associés à un être, toute tentative pour ramener Séléna échouerait. Soit, ma dernière demande envers lui fut celle d’emprisonner ma sœur derrière les glaces les plus froides qu’il était en mesure de transformer. Le temps de préparer les bons cercles, l’opération dura un peu moins d’une heure. Avant le final, je donnai un ultime baiser à Séléna sous le regard interloqué de l’alchimiste qui s’empressa ensuite d’apporter l’énergie nécessaire à la transmutation. Une fois terminé, je me hâtai de le tuer et d’amener son corps à l’extérieur de ce lieu désormais sacré. Sous les glaces, Séléna pourrait attendre, attendre que je sois en mesure de la ramener.
Par la suite je repris temporairement le contrôle du pays, faisant taire définitivement les rumeurs de ma mort. Dans la folie qui me prenais tout mon être, j'entraînai alors le peuple vers une chute inexorable... je sentais un manque profond, constant, ce manque je le comblerais avec un pouvoir, un pouvoir si grand que je pourrais faire ce que je souhaite. Je levais une Armée pour attaquer Amestris. Les troupes avancèrent rapidemment, en quelques semaines Central se trouva à portée de bras et je décidai de me joindre aux combattant. La bataille de Central fut sanglante, elle m'apprit également une chose importante: ma propre faiblesse. Un alchimiste me transperça de son glaive et, voyant que je m'en sortais sans égratignure, il se rua sur moi, me portant des coups en tenant dans la main un médaille au cercle étrange. Je me mis à cracher des pierres de vie jusqu'à ne plus pouvoir guérir mes blessures, mais ce fut sans compter sur l'un de mes hommes qui vint me débarasser de mon bourreau. En quelque seconde, je venais de réécrire ma ligne de conduite qui me servirait jusqu'à aujourd'hui encore: mon immortalité ne devait être dévoilée, je devais être considéré comme mort pour mieux agir. C'est donc par ruse que lors du combat, je m'approchai volontairement d'un fleuve à proximité et, attirant l'attention de l'ennemi, je me laissai "abattre", tombant dans les flots agitées. Je venais de mourrir, au yeux du monde. Mais avant, j'avais eu le temps d’effacer certaines archives et en quelques sorte de « préparer » mon départ du trône. L’armée d’Amestris agitait le drapeau blanc, battant en retraite après la mort du Généralissime. Je lançais alors tout ce qu’il restait de notre armée décimer l’adversaire. Le nombre de victimes faites par la Guerre augmenta et l’Armée du nord, sans son chef, fut toute proche de faire tomber Central, prise en tenaille. Comme j’aurais voulu porter le coup de grâce, mais une coalition vint renforcer l’effectif maigre des troupes d’Amestris et contrecarra mes plans. De nouveau, les troupes montèrent vers Drachma, mes je n'étais plus là pour faire lever les foules et donner un but aux soldat. Je venais de faire disparaître Aleksandr, du moins de manière officielle, car il l’était déjà depuis un certain temps à présent… Ivan venait de naître, Ivan en l'hommage du premier Tsar que connut le pays, Ivan de Drachma dit le Loup Argenté.
Au cours des années suivantes, je ne fis pas parler de moi, menant à bien et dans l’ombre ce que je souhaitais. Par trois fois, je manquai de ramener ma sœur, il y a exactement 102 ans, après avoir tué un homoncule au cours d’un combat acharné. Ensuite, il y a environ 60 ans, après avoir tué l’Avarice. Enfin, dernière tentative en date il y a 4 ans, après avoir abattu de sang froid la Colère, dire qu’il m’avait fallu plusieurs décennies pour qu’elle m’accorde sa confiance. Lorsque les alchimistes tentèrent de ramener ma sœur, ils échouèrent à chaque fois, témoignant de la naissance d’un nouvel homoncule. Tout mon travail visant à mon but personnel permettait à chaque fois la renaissance d’autres personnes, pourquoi étais-je revenu si c’était pour échouer à chaque tentative, pourquoi moi et pas elle.
Parfois il m’arrive encore de me mettre à la fenêtre, contempler le ciel admirablement bleu, les arbres en robe de printemps… cette nature faisant parade d’une joie ironique. Je vois des places pleine de monde, les uns allant, les autres venant. De jeunes muguets et de jeunes beautés, couple par couple, se dirigeant du côté de jardins, de banc, de parcs. Des compagnons passant en chantant des refrains à boire… tout ce mouvement, une vie, un entrain, une gaieté qui faisaient péniblement ressortir mon deuil et ma solitude. Cela me jouait des tours… par un beau jour d’été une jeune mère, sur le pas de la porte, jouait avec son enfant : elle baisait sa petite bouche rose, encore emperlée de gouttes de lait, et lui faisait, en l’agaçant, mille de ces divines puérilités que les mères seules savent trouver. Là, le père qui se tenait debout à quelque distance, souriait doucement à ce charmant groupe, ses bras croisés pressaient sa joie sur son coeur. Je ne pus supporter ce spectacle… je fermai la fenêtre, et je me jetai sur mon lit avec une haine et une jalousie effroyables dans le coeur, mordant mes doigts au sang et ma couverture comme un tigre à jeun depuis trois jours.
Durant une période d’exil en Xing, j’avais rencontré une femme splendide, une beauté d’Orient aux cheveux de la couleur du Jade et au yeux d’un or des plus ardent qui devînt ma maîtresse, mais aujourd’hui je me rend compte que ce n’était qu’un « transfert affectif ». Je me garderais bien de parler ensuite de certains petits détails qu’il serait préférable de garder pour moi. Depuis quelques années il semblerait que les homoncules se regroupent. De toute façon je n’ai rien d’autre à faire alors… je n’aurais qu’à m’intégrer et à me laisser porter par le temps, le saisissant tout ce qui semble bon et à portée. Petit bémol, je n'ai pas pu échappé à un combat contre un alchimiste, il y a un an... malgré tous mes efforts j'ai frolé la mort, mon adversaire lui n'a pu l'éviter. Il a cependant laissé des séquelles, ma mémoire à été affecté et mon passé m'est àprésent flou, comme une longue partie de ma vie d'homonculus. Parfois, dans certaines circonstances, j'ai des flashs et le passé me revient alors, hélàs de informations m'échappent toujours... c'était il y a bientôt 2 ans.
Pour moi, le soleil c’est déjà couché au creux de mes mains, et je contemple ce monde nu, stérile… Séléna, je me suis levé tôt, la mort ne m’a pas gardé bien longtemps contrairement à toi. Le soleil ne se lève plus, je peux contempler indéfiniment ce monde sans couleur, envier mon prochain pour ce qu'il a, ce qui fait son bonheur... je suis celui qui apporte le chaos et le malheur, celui qui prend, qui s'accapare, et celui qui délaisse dans l'indifférence, je suis l'Envie.
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Ivan
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MessageSujet: Re: Ivan, l'Envie dévorante   Jeu 19 Fév - 20:23

Mon caractère :
D’un point de vu extérieur, vous diriez d’Ivan qu’il s’agit d’un jeune homme calme, agréable et à l’écoute… et ce malgré ses airs parfois arrogants. Oui, généralement on apprécie cet Ivan des premiers instants, du moins cet Ivan superficiel qui ne dévoile pas tous ses défauts. Manipulateur, calculateur, tout doit toujours tourner comme il l’entend, comme il le prévoit. La surprise n’est pas une chose qu’il affectionne. La vie est un jeu de scène, un théâtre sur lequel il convient d’être le meilleur acteur pour ainsi sortir du lot en tête. Le jeune homonculus a su garder des traits de sa personnalité humaine pour mieux s’intégrer. Il écoute les gens, se montre comme étant quelqu’un de normal légèrement désintéressé et qui préfère le bonheur des autres au sien. Modeste, il donne l’impression de se priver pour les autres, d’être ouvert et altruiste. Un jeu ou une réelle facette ? En tout cas se limiter à cela ne permettrait pas une étude complète de sa personnalité. Dans l’ombre, la plupart des relations que lui-même tend à lier sont intéressées. L’homonculus a tué et pourrait recommencer, que ce soit pour sa sécurité, celle de ses projets ou pour ses objectifs. Donner la mort ne lui pose aucun souci bien que lorsqu’on lui reproche la mort d’une personne, il trouve toujours de quoi se défendre, sans vraiment avouer clairement qu’il a tué, il justifie chacune de ses actions de sorte à ce qu’au final, le meurtre le plus abject apparaisse comme juste et mérité. Orgueilleux, Ivan a une pleine confiance en lui et en ses capacités, même trop. La plupart du temps, il peut paraître maladroit, feignant ou bon à rien mais ce n’est que pour jouer son jeu au mieux. En réalité son orgueil a deux origines : son rang de Tsar durant sa vie d’homme et sa renaissance. Oui, il a été autorisé, élu, choisi pour renaître… il fait partie des sept. Cet orgueil le pousse à n’affectionner que ce qu’il considère comme étant une forme de perfection, de plus ce trait de caractère à une influence dans sa manière d’apprécier les gens, en effet Ivan aura tendance à préférer les gens ayant un fort caractère. Contrairement aux autres homonculus, il ne conçoit pas le monde avec les homonculus d’un côté et les humains de l’autre, bien au contraire. Pour ses propres intérêts, il regarde plus du côté des Humains et Chimères plutôt que de celui des Homonculus.
Émotionnellement, le jeune homonculus est encore parfois instable. Il lui arrive encore aujourd’hui ce que l’on appelle des « transfert affectifs »… le vide laissé par sa sœur et toutes les émotions qu’il ne peut transmettre, il les donne à quelqu’un d’autre, un demoiselle qui recevra l’amour qu’il ne peut donner. Généralement ces transferts affectif ne sont pas longs, cela dépend de la demoiselle, de son caractère… plus il pourra faire de liens entre sa sœur et la fille et plus la décharge affective sera longue, ce qui en soit peut se révéler une grande faiblesse du jeune homme. En effet, suffirait-il que ce transfert s’effectue sur la mauvaise personne et il serait en mauvaise posture. Cette fragilité émotionnelle peut aussi se traduire par des sautes d‘humeur aussi brèves qu’imprévisibles ainsi que par un dédoublement de la personnalité en de rare occasion, lorsque l’homonculus se retrouve face à son reflet… dans ce contexte il lui arrive de sa parler à lui-même et, dans sa folie, entendre les réponses de son autre lui, symbolisant son passé heureux.
De part un fait passé, Ivan éprouve une haine sans borne pour Amestris. Cette haine est le seul facteur autre que son but qui puisse influer sur son comportement ou ses décisions. La solitude, la haine des autres, la souffrance, des notions qui ne l’effraient plus depuis longtemps. Ivan est un cas particulier de déshumanisation, surtout lorsqu’on le connaissait du temps où il était humain. Les effets psychologiques de sa renaissance sont flagrants, surtout lorsqu’on pense que cette renaissance s’est accompagné d’un traumatisme, la perte de l’amour et de l’enfant.

Mes goûts :
Ivan affectionne particulièrement Xing, la terre de sa mère. Il y a passé quelques années à l’époque et n’hésite pas à y revenir encore aujourd’hui. Aerugo est également un pays pour lequel il éprouve de l’affection, enfin de l’affection, parlons plutôt de respect. Littérature, connaissances vastes mais surtout un goût prononcé pour l’art et la sculpture par-dessus tout. Dans sa quête de perfection, Ivan joue souvent avec l’art sur sa route. Il aime la compagnie féminine, ça le calme, et quelque part ça le rassure.

Mon physique :
Ivan n’a pas le physique d’un guerrier mythique des contrées du nord. Son allure est celle d’un jeune homme dans la force de l’âge, menton haut et visage plein d’orgueil. Au premier abord il donne l’impression de se sentir supérieur du haut de ses 1m78. Il n’est pas bâtis comme la plupart des hommes de Drachma, sa silhouette est fine, mince, ses épaules ne sont pas encore aussi larges que celles d’un adulte, ses doigts sont fins et ses mains lisses, comme si elles n’avaient jamais connu l’agression du vent glacial soufflant régulièrement entre les montagnes enneigées. Plutôt impubère, on penserait qu’il n’a pas passé la puberté. Ivan n’est pas une personne extrêmement musclée, mais le fait que, sous sa peau, son corps ne semble point recouvert par le voile de lipide habituel permet à chaque muscle de ressortir de manière harmonieuse, ne vous y fiez pas, le jeune homme n’a rien d’un athlète et c’est seulement à partir de sa renaissance qu’il a enfin pu montrer des qualités d’endurances digne d’un homme de Drachma.
Voilà pour le cas général. Rajoutons, s’il est besoin de le préciser, qu’Ivan est un bel homme, attirant. Son charme ne laisse pas les gens insensible, on aime ou on déteste, mais on ne peut nier que ce côté « piégé entre adolescence et corps d’adulte » est attirant. Ce petit air supérieur mais tellement chaleureux et compatissant par moments attire, hypnotise. Un charisme rare dont on ne peut dire à quoi il est du... la renaissance ? le pouvoir ? Ou tout bonnement est-ce naturel…
Ivan n’est pas blond, il n’a pas les cheveux clairs… beaucoup de ses caractéristiques physiques, il les tiens de sa mère qui elle-même est originaire de Xing. Des cheveux mi-longs, plus noirs que la que le corps de l’arbre noircit par les flamme, recouvrent sa nuque et tombent en une large mèche sur son front. Ses yeux, entre le violet sombre d’Améthyste et le pourpre d’une Tourmaline, ont un je ne sais quoi d’envoûtant, de mystérieux, de plus ils font aisément passer toute sorte d’émotion, un regard très expressif. Ivan n’avait pas un teint particulièrement pâle avant sa renaissance : celle-ci a accentué le phénomène, donnant un fort contraste avec ses cheveux noirs. Ses lèvres sont fines, peu pigmentées mais cependant bien charnues, son nez est le même que celui de sa mère : petit et régulier. Petit détail : son Ouroboros rouge sang est situé autour de son nombril, symbole de vie et vestige du lien unissant la mère à sa progéniture. Oui, l’Ouroboros, vous savez, le serpent qui se mord la queue, qui ne cesse de tourner sur lui-même, celui qui s'enferme dans son propre cycle. Il évoque la roue des existences, l’être condamné à ne jamais échapper à son cycle pour s'élever à un niveau supérieur: il symbolise alors le perpétuel retour, le cercle indéfini des renaissances, la continuelle répétition. Le temps n’a pas d’effets sur le corps d’Ivan et cette marque placée sur son nombril symbolise l’éternité de ce cycle de vie.
Pour terminer sur ce qui est de la description physique, sachez juste que l’homonculus prend soin de lui et il est toujours soigné dans le choix de ses tenues et dans ses différentes postures. Un style généralement classique évoquant par moment l’époque à laquelle il est venu au monde. Adepte des petits sourires satisfaits, moqueurs ou simplement amical, il aime faire passer, susciter l’émotion chez les gens autour de lui.

Autre Information:
Ivan se fait généralement passer pour un étudiant. C'est sa couverture en tant que citoyens dans le pays dans lequel il se trouve actuellement et dans tous les pays dans lesquels il va. Il n'a aucun mal à se faire passer pour un adolescent de 17 ans vu son physique. Au yeux du monde, il est donc étudiant au yeux du monde vu qu'il n'a pas encore pris contact avec d'autres homonculus ou ne serait-ce qu'avec le groupe qui se forme d'après ce qu'il aurait entendu dire.

Type de Combat:

Faites vous du combat à mains nues?
Bien entendu, comme la plupart des personnes, Ivan a toujours su utiliser pieds et mains pour frapper… mais depuis sa résurrection il s’est découvert une agilité peu commune et il peut aisément esquiver des attaques ennemies, dans la mesure où celles-ci sont à la hauteur du potentiel humain et non pas Chimérique. Le jeune homme peut aussi encaisser les coups sans problème, et vous les rendre un par un…

Utilisez vous des armes tranchantes?

Ivan a du choix en matière d’armes blanches, une vraie collection chez dans sa demeure à Drachma. Il utilise notamment son sabre avec lame en carbone offert par le Sultan d’Aerugo il y a 37 ans et son katana en
acier trempé, un cadeau d’une Princesse de Xing pour ses 18 ans… Deux
armes légères, conférant vitesse et agilité dans les mouvements : une
merveille pour les combats rapprochés sauf quand en face, notre
homonculus tombe sur un combattant du genre puissant physiquement…

Et des armes à feu?

Eh oui, encore une fois c’est une arme rare et de collection, l’une des
armes à feu les plus puissantes de son temps, un pistolet à percussion.
Trois canons rotatifs avec possibilité de 2 tirs successifs pour les
deux canons du haut (calibres inférieurs à celui du troisième canon)
grâce à deux gâchette, après chaque tir, Ivan doit changer de canon
pour éviter une surchauffe de la matière. Une longueur de 42 cm, une
bien meilleure portée que les armes d’aujourd’hui… Plus gros calibre
aussi. Un cadeau, encore un, mais cette fois-ci l’arme vient du seul
Généralissime que l’homonculus ait un jour respecté: Bart Leonid, un
grand homme. Cette arme fut un présent qu’il offrit à Ivan après son
unique bataille, une victoire contre Amestris, son arme personnelle.
Les canons sont en argent et ornés de somptueuses gravures. Le prolongement de la crosse est en bois de cerisier. Chaque canon est nommé: Humilité pour le canon pour calibre plus gros, Honneur et Courage pour les deux
autres.


Mon équipement


- Un katana dans le dos et un sabre à la ceinture, ainsi que deux petits couteaux.
- Son arme à feu dans son dos, formant un « X » avec le katana.
- Des papiers d’identité pour chaque pays ainsi que des passes pour franchir chaque frontière.
- Quelques billets de chaque pays.
- Sa chevalière en or gravée de ses initiales et des armoiries familiale,
du coup il la porte plus souvent dans la poche qu’au doigt.
- Une bourse contenant quelques pierres rouges (pas plus de 5 pierres)
- Un masque noir plat qui, par un système de pliage, vient recouvrir l'arrière de sa tête afin de se maintenir.
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Gabriel De Neuve

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MessageSujet: Re: Ivan, l'Envie dévorante   Dim 22 Fév - 20:52

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MessageSujet: Re: Ivan, l'Envie dévorante   

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