FullMetal Alchemist RPG v.6.0 - Novus Mundus


 
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 -¦ La colère ¦- [Fiche en cours]

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Angry

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MessageSujet: -¦ La colère ¦- [Fiche en cours]   Dim 4 Jan - 6:15



    Nom : Officiellement, elle n’en a plus, mais ça n’est en rien une surprise : chaque corps perd son nom lorsque son âme le quitte. Que ce corps s’anime de nouveau par la suite ne signifie rien, si l’âme n’y est plus. Toutefois, on ne peut nier qu’il y a déjà eu âme présente, et cette âme était connue sous le nom de Zuko. Teikiatsu de sa famille, rien ne sert de cacher cette information, puisqu’elle ne signifie déjà plus rien, en ce monde. Quant au reste, de vrai nom son corps n’a point. Relativement à son péché, on lui a accordé de nombreux surnoms, toutefois, tous ayant la même signification, ou à peu près. Anger, Wrath, Angry … ce dernier étant celui qui lui plait le mieux, puisqu’il résonne de façon plus féminine à ses oreilles. Lorsqu’elle est confrontée à des humains, elle se fait passer pour une certaine Angy, simple dérivé de son surnom favori.

    Âge (en apparence) : Une jeune fille d’environs seize années, et qui ne pourrait pas aisément passer pour dix-sept. D’ailleurs, cet âge n’est pas loin de son véritable, car en tout, elle n’a pas plus d’une vingtaine d’années d’existance, seulement quatre en tant que créature damnée, cela va de sois.

    Avez vous de la famille? :Probablement, quelque part. Avec sa mort, les souvenirs de sa première vie se sont effacés, mais elle sait tout de même que pour devenir ce qu’elle est actuellement, il a fallut que quelqu’un tienne assez à elle pour violer un interdit. Et pas n’importe qui : un Alchimiste assez connaisseur, et peut-être, assez fou pour tenter une telle chose. Hors, comme elle ne croit pas en l’amour – vestige de son passé – elle en est venue à la conclusion que seul le lien qui unit les membres d’une même famille aurait pu justifier un tel acte. Toutefois, elle n’a pas souvenance de cette dite famille, et n’aspire pas à les retrouver.

    Votre métier ou qualification : Humaine, elle aspirait à percer dans la littérature, mais en petite campagnarde qu’elle était, elle n’a jamais guère fait plus que le travail que lui permettait son niveau social : fermière. Et encore, elle n’était qu’une apprentie. Traire les vaches, ramasser les œufs, panser les chevaux, ramasser les déchets animaux, et parfois, elle pouvait servir de gardienne, s’occupant d’enfant pendant une journée, une soirées, et parfois des semaines, selon le besoin des parents. Elle n’était que frêlement payée, et c’est bien pour cela qu’elle aspirait à autre chose : pour ne pas finir comme sa mère, sa grand-mère, son arrière grand-mère … Ses rêves ne se concrétisèrent toutefois jamais. Quant à ce qu’elle est aujourd’hui : on ne pourrait certainement pas qualifier son rôle mineur dans ce clan d’erreurs de la nature comme étant un métier, mais il s’agit de son occupation actuelle.

    Pays d'origine : De ses deux vies, elle n’a jamais franchi les frontières d’Amestris : elle y est née, y a grandi, y est morte … et y est née à nouveau, défiant toutes les lois fondamentales de l’humain pour devenir l’une de ces créatures dont, de son vivant, elle n’avait même jamais soupçonné l’existance.
    Pays où vous habitez : Amestris, encore une fois. Elle ne tiens pas à s’éloigner du cœur du groupe, et donc, n’approches même jamais des frontières. D’ailleurs, quel intérêt cela représenterait-il?

    Quel est votre péché? : La colère. Considéré comme l’un des péché les moins dangereux en soit, l’un de ceux qu’on pardonne plus facilement, il n’en est pas pour autant méprisable, mais son emprise reste plus forte sur la personne qui en souffre, que sur celle qui subit. La colère à deux visages. Il s’agit d’un péché sournois, qui ne marche pas en fonction des alliés et des ennemis, mais simplement des pulsions bestiales et meurtrières du corps, écartant toute logique et – oserais-je? – toute trace de raisonnement. Une personne colérique n’est pas une mauvaise personne. Une personne colérique est proche, très proche de ses sentiments, et possède peu d’emprise sur elle-même, même si il y a exception. Et, surtout, une personne colérique a tendance à perdre beaucoup par la faute de ce trait de caractère. Voila pourquoi la colère est si sournoise : lorsqu’on est soumis à une pulsion de rage, on oublie, ce qu’on est, ce qu’on aime, qui on aime. On peut blesser, physiquement ou mentalement, une personne qu’on aime. On peut la tuer. On peut faire bien d’autres choses, des choses horribles. Et, contre ça, on ne peut rien : le geste dépasse la pensée. On ne réalise que par la suite. On regrette, mais on ne peut se rattraper.

    La colère est aussi assez dérangeante lorsqu’elle surgit en situation de combat : lorsqu’on attaque sans réfléchir, sans analyser, en véritable bourrin, on s’attire les bosses. Quand on cède à la rage, on perd du coup toute sa concentration, on s’offre aux coups ennemis. Mais elle a aussi ses avantages : contrairement aux autres péchés, la colère est une tare à temps partielle; elle ne surgit que par moments, rares moments, même, et même une personne très colérique peut bénéficier de longs moments d’apaisement, n’éclatant pas de nouveau avant, parfois, plusieurs jours.

    Quel est votre pouvoir? : La capacité hors norme que possède Angry - ou appelez-la comme vous voulez – ne peut pas en soit être considéré comme un pouvoir, puisqu’elle ne vise ni l’offensive, ni la défensive. En fait, son prétendu pouvoir n’est qu’une accentuation – mais très forte – d’un trait de caractère qu’elle possédait étant humaine, à savoir, l’empathie. Cette évolution est relativement inoffensive, et ne s’avère que très peu pratique lors de combat : l’incarnation de la colère ne se sert normalement que de ses capacités physiques pour combattre, ce qui la désavantagerait face à un autre Homonculus, mais qui ne lui nuit guère contre de simples humains. Ce pouvoir consiste, en soit, à ressentir, tout simplement, mais avec une précision et une puissance surprenante, les émotions directement ressenties par son entourage proche. Lorsque quelqu’un l’approche, elle peut aussitôt sentir son état d’esprit actuel, et lorsqu’il y a contact, cet échange de sentiment devient presque pénible, dépendamment de ce dont il s’agit. Par exemple, elle aura beaucoup plus de mal à supporter un sentiment d’amour profond ou, au contraire, de mépris, qu’une simple joie passagère ou un soupçon de mépris. Autrement dit, plus les sentiments sont forts et complexes, plus ils sont pénibles à supporter, puisque elle-même ne peut pas ressentir autant de choses avec autant d’intensité. Son pouvoir s’arrête à ce strict don d’émotions, et elle ne peut ni lire dans l’esprit, ni communiquer mentalement avec quelqu’un d’autre. Par contre, il faut avoir un contrôle mental extrêmement aiguisé pour détecter la transmission des sentiments qu’elle reçois, et ceux qu’elle renvoi. Cet à dire qu’elle aura beau se sentir triste, joyeuse, haineuse ou colérique, l’autre ne devrait pas le ressentir. Ou alors, il devrait ignorer d’où viennent ces soudains sentiments, alors qu’elle-même sait tout de suite avec qui elle a cet échange, qu’il s’agisse d’un inconnu ou non.

    Quel est votre point faible? :

    Quel est votre âge réel? : Vingt ans, tout au plus. Sa vie d’Homonculus n’a encore duré que quatre ans, faisant d’elle l’une des plus jeunes de la meute.

    Connaissez vous votre créateur? : Elle ne l’a jamais rencontré et donc ne peut prétendre le connaître vraiment. Toutefois, elle croit se souvenir vaguement de son visage, qu’elle aurait rapidement aperçu au moment de sa création.

    Faites vous du combat à mains nues? : Constamment. Elle se bat à mains nues dès que le sabre ne lui est plus d’aucune utilité, mais lorsqu’elle peut l’éviter, elle ne le fait pas, non par peur de se salir, mais surtout pour éviter tout contact physique avec ses adversaires. Elle s’épargne ainsi les mauvaises surprises, à savoir, une vague d’émotions trop forte transmise par l’autre, et qui aurait tendance à la déstabiliser sérieusement et à lui faire perdre l’avantage. Elle maîtrise plutôt bien se style de combat, malgré son appréhension, et mise toujours d’avantage sur sa vitesse que sur sa force, puisqu’elle est moins puissante que ses pairs. Évidemment, cette différence n’est rien pour un humain, mais lorsqu’elle a à affronter un autre Homonculus, même en simple combat amical, elle se ressent beaucoup plus.

    Utilisez vous des armes tranchantes? : Dès qu’elle a à se battre, c’est ce style qu’elle favorise : sa maîtrise du sabre fin et des armes légères sont hors de tout doute sa compétence la plus redoutable. Si, dans ses autres aspects, elle peut sembler faible, voir encombrante, elle est tout de même passée maître dans le domaine de l’armement léger et se débrouille mieux que nécessaire avec une arme blanche dans les mains. Toutefois, encore là, cette capacité a des limites : habituée aux armes légères, elle est incapable de s’adapter adéquatement à une arme lourde, qu’elle manierait comme un simple sabre, lui faisant perdre beaucoup de son efficacité. Elle ne transporte pas sur elle une arme en particulier : un simple sabre et deux poignards, tout au plus. Elle ne s’attache pas aux objets et, donc, ne tiens pas plus qu’il n’en faut à récupérer une arme qu’on lui aurait arracher. En un tel cas, plutôt que de s’casser à tenter de la retrouver, elle va plutôt s’en procurer un autre, acheté ou voler, dépendant de son humeur. Elle n’est pas non plus du genre à se soucier de la taille, de la solidité, de l’apparence … un sabre, même brisé, reste redoutable, alors qu’importe que sa lame menace de se rompre : elle n’en fera que plus mal lorsque sa pointe éclatée déchirera la chair.

    Et des armes à feu? : Très rarement. Elle déteste se servir de ce genre d’arme, et ne les utilise que lorsqu’elle en a un a porté de main, et que la situation l’exige. Elle n’en transporte jamais avec elle, et répugne à les utiliser pour la simple raison qu’elle trouve l’utilisation de telles armes très peu glorieuse. Transpercer la tête de son adversaire d’une balle, à des mètres de distance, voila qui a bien moins de mérite que de transpercer sa chair d’une lame, au risque de se voir soi-même égorgé vif – même si dans son cas, la mort n’est pas à craindre. Elle résonne ainsi, et offre officiellement cette excuse. Mais il y a aussi, derrière, le fait que la détonation, ce bruit si vide et agressant, l’incommode profondément. De plus, elle n’est pas très douée, question de tir, et ratte souvent sa cible, ce simple fait ayant le dont de l’agacer royalement.


    Mon équipement
    - Un sabre [aucune particularité : elle égare souvent ses armes et se contente de les remplacer].
    - Deux poignards [Idem]
    - Une frêle réserve de pierres, au cas où …


Dernière édition par Angry le Dim 1 Fév - 3:10, édité 17 fois
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MessageSujet: Re: -¦ La colère ¦- [Fiche en cours]   Dim 4 Jan - 6:52

    Mon caractère : Angry, c’est avant tout un conflit personnel et émotif lancé entre l’instinct et l’esprit, une mésentente qui fait qu’en tout temps, en toute situation, elle demeure instable, et c’est sur cette instabilité que se fonde son caractère. C’est la base de son monde, de ce qu’elle est et de ce qu’elle fait. Pour elle, rien n’importe plus que sa stabilité, aussi, chacun de ses geste est calculé en fonction de l’effet qu’il pourrait avoir sur son humeur, sur celle de son entourage, sur une réaction future… Vous comprendrez, donc, que ce n’est pas toujours facile. Je dirais même qu’en général, le tout est loin d’être aisé, et qu’il faut sans cesse qu’elle fasse d’énormes efforts de concentration pour tenir le coup face à ses propres résolutions, puisqu’elles vont contre sa nature même :

    En effet, pour préserver sa frêle stabilité, elle en est venue à la conclusion que rien n’était mieux que la maturité. Aussi, en tous temps, ses pairs peuvent la voir paisiblement installée quelque part, soit perdue dans ses pensées, ou ne faisant rien, tout simplement. Puisque ainsi - en ne faisant rien - elle ne risque pas de déclancher de soudaine crise de colère, ou de trop fort mélange d’émotions toutes plus inappropriées les unes que les autres. Ce masque renvoi sans doute aux autres l’image d’une créature posée, mais pour le reste, chacun peu en faire sa propre interprétation : que cela aille du mépris à la gêne, en passant par la dépression … Tout fait. Toute image qu’impose une jeune fille (dont elle a l’apparence) seule et silencieuse à la société s’accroche facilement à ce visage si vide de tout plaisir. Mais, la vérité, ce serait tout simplement d’avouer qu’au delà de cette impression de tristesse, ou de ce que vous voulez, il n’y a qu’un profond vide, un bouclier contre les sentiments extérieures, qui consistent sans nul doute sa plus grande crainte.

    Quelqu’un qui irait prétendre qu’elle est dépressive n’aurait toutefois pas entièrement faux. Outre son masque, sa personnalité est tout de même marquée d’un certain dégoût envers la vie, due à sa triste fin en tant qu’humaine. En effet, le fait que Zuko ait attenté à ses jours a tout de même marqué Angry, car si elle ne se souvient pas de sa première mort, son corps, lui, en a encore les images. Aussi, il n’est pas rare qu’elle sente ainsi affluer et s’accumuler en elle une peine inexpliquée, un refus de continuer … dans ces moments-là, elle n’a pas besoin de jouer la comédie pour se tenir tranquille. Elle s’apaise naturellement, se recule dans un coin et se met à penser. À tout, à elle, aux autres, à sa vie, à ses nombreuses morts. Mais elle déteste demeurer dans un tel état et, lorsque ça lui arrive, elle risque plus que jamais de se laisser aller à l’une de ses fameuse crise de fureur, sauf que toute cette colère se retourne instinctivement contre elle, et il lui arrive de se blesser, volontairement.

    Toutefois, ces quelques phases de déprime ne sont pas fréquentes et loin d’être dans sa nature car, de sa première vie, Angry a au moins gardé le caractère excentrique qu’elle avait étant adolescente. On ne peut pas vraiment dire d’elle qu’elle soit sociable ou sympathique, toutefois, elle est enjouée de nature. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle n’aime pas se sentir dépressive : ça va contre l’image qu’elle se fait d’elle-même. Elle appel à se sentir joyeuse, sans daigner se soucier des problèmes des autres, parfois même des siens. Elle se retient toutefois de suivre son instinct à tout coup, sachant qu’elle risquerait trop d’enflammer les sentiments des autres ainsi, hors, il ne fait pas perdre de vue ses bases … Si elle n’est pas très poussée vers les gens, elle se laisse par contre très facilement entraîner dans le jeu. Qu’il s’agisse de drague, de chasse, de meurtres … un peu d’excitation et elle en oubliera ses résolutions, s’exposant à une nouvelle crise pour mettre à profit son plaisir personnel. Car, c’est indéniable, Angry est une Homonculus qui aime le jeu, sous toutes ses formes. Le seul auquel elle n’ait pas encore adhéré, c’est bien le «jeu sexuel». Simple souvenir de son ancienne vie, probablement : elle a le sexe en horreur, et évite comme la peste d’être confrontée à ce genre de situation. Il s’agit d’un préjugé tout à fait enfantin, qui risque fort de s’effacer avec le temps, mais pour l’instant, cette peur reste sienne.

    Ceci, évidemment, c’est le visage qu’elle montre lorsqu’elle se trouve en présence de ses pairs Homonculus : ses préjugés envers l’espèce humaine l’empêchent de se montrer aussi dégagée dans ses actes. En fait, entourée de ces créatures inférieures, elle se sent coincée, harcelée. Elle déteste tout simplement se trouver à proximité des humains car 1) comme chacun de ses frères, elle ne peut oublier le visage dégoûté de son créateur et du rejet dont elle a été victime et de 2) les humains sont bien plus aptes à ressentir des flopés de sentiments que les Homonculus, eux, n’éprouvent pas. Pas aussi fort, du moins. La plonger dans une foule d’humains en reviens à serrer grand nombre d’aimants contre un écran : c’est dangereux, car une présence trop forte de gens lui fait ressentir une telle variété d’émotions qu’elle pourrait facilement en venir à se plier en deux et à hurler de douleur. Son mépris pour l’espèce humaine est profond, d’autant plus qu’à ses yeux, ils ne représentent même pas un réel intérêt : ils ne sont pas plaisants à chasser et très peu ont un instinct de survie assez fort pour la distraire. En gros ils sont pour elle ce que le criquet est au chat : une possibilité de distraction lorsque l’ennui est à son comble mais, surtout, un poids considérable pour ses pauvres oreilles.


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MessageSujet: Re: -¦ La colère ¦- [Fiche en cours]   Dim 4 Jan - 6:52


Découvrez Evanescence!


    Mon Histoire:


      « Lorsqu’on naît dans un petit lopin de terre égaré en campagne, campagne elle-même perdue dans le trou du cul du monde, on ne s’attend pas à être un jour reconnu. Tout ce qu’on peut espérer de la vie, c’est de vivre, justement, en santé et bien nourri. Pourtant, moi, j’ai toujours aspiré à plus. J’ai toujours senti que j’aurais plus. Mais si j’avais su à quel point j’aurais ‘‘plus’’ … je me serais certainement blottie dans mon petit coin perdu dans les fesses du monde, et je me serais fait oubliée. »


    Quelques rayons insignifiants trouvèrent, dès l’aube, leur chemin au travers du carreau fracturé de la petite et unique fenêtre qui fendait le mur de bois uni, pour venir chatouiller sournoisement les paupières closes de la jeune adolescente qui, en réponse, pivota pour se retrouver à plat sur le ventre, le visage enfouit dans l’oreiller, dans l’espoir d’échapper à ce tortionnaire pour replonger dans l’agréable sommeil qui l’enrobait, quelques minutes plus tôt. Le mal était fait, toutefois : malgré toute sa paresse, la soudaine luminosité l’avait tiré de ses songes pour de bon. Hors, même son évidente envie de prolonger sa nuit ne parvenait à effacer de sa mémoire le souvenir du visage furibond de son père, la dernière fois qu’elle avait osé s’offrir une grasse matinée. Ben tiens, ça ne faisait qu’une semaine, aussi … Décidée à ne pas retenter l’expérience, toutefois, Zuko finit par se tirer à contre cœur de sous ses couvertures et mit pied à terre, sans pouvoir réprimer une grimace agacée lorsque la paume nue de son pied rencontra le plancher froid. Une fois levée, elle s’ébroua avec autant de technique qu’un chien, changeant sa chevelure déjà emmêlée en véritable bordel. Puis, ni un ni deux, elle sortit en bondissant de sa chambre et s’enfonça dans la salle de bain, refermant et barrant la porte; mesure de précautions. Avec trois frères, une surprise est si vite arrivée. À croire que ces grands dadets n’entendent pas l’eau couler lorsque quelqu’un se trouve sous la douche.

    Dès qu’elle se fut convenablement enfermée, la gamine se pencha légèrement sur l’unique glace de la maison, y observant son reflet d’un air désappointé, avant de soupirer d’un air las. Pourquoi donc ces ignobles cernes avaient-elles décidé d’emménager sous ses yeux? Décidée à ne pas se complexer davantage, elle tourna le dos au miroir, tendit le bras pour actionner l’eau de la douchette, et passa le T-shirt X-large qui lui servait de chemise de nuit par-dessus la tête, pour venir se lover dans la réconfortante chute, approuvant d’un grondement aisé la sensation agréable qu’était celle de l’eau chaude roulant sur le corps frigorifié. Elle ne s’attarda pas pour autant, juste le temps de se laver, et elle était déjà ressortie. Sinon, il n’y aurait plus que de l’eau froide, et les autres viendraient se plaindre. Elle se sécha, s’habilla et se passa le peigne dans les cheveux, avant de céder la place à un futur occupant. Bien que la maison ne présenta pas encore âme qui vive, mis à part la sienne.

    L’été battait son plein, et il ne devait pas encore être sept heure lorsqu’elle mit le nez dehors, quelques minutes seulement après être sortie de la douche. Que lui importaient ses cheveux encore mouillés, après tout? Avec la chaleur qu’il ne tarderait pas à faire, il aurait été superficiel de s’en inquiéter. Arrêtée sur le seuil de la demeure, elle referma la porte derrière elle, puis inspira à plein poumon, tout en lançant un regard à la ronde. Un léger sourire vint fendre son visage. Qu’elle soit paresseuse ne changerait jamais le fait qu’une bonne goulée de l’air frais d’un petit matin de campagne était la sensation la plus agréable qu’elle connaisse. Ridicule, oui, mais ça la grisait entièrement : ça valait bien la peine de se lever aux petites heures.

    Décidée à ne pas oublier ses tâches pour autant, elle quitta l’entrée de la demeure et se lança à la course en direction des poulaillers, où l’attendraient certainement une bonne poignée d’œufs frais de la nuit même. Elle prit soin d’enfiler ses sandales avant d’entrer, l’idée de mettre le pied nu sur une fiente ne l’alléchant pas plus qu’il faut. Sa tournée fut rapide : en quelques minutes, une cinquantaine d’œufs ramassés. Quarante-neuf poule, quarante-neuf œufs. Cela signifiait d’ailleurs que le renard qui hantait les poulaillers de la région avait récidivé. Elles étaient encore une cinquantaine, la veille. Plus le coq.

    Elle s’empressa de déposer les œufs en cuisine et quitta de nouveau sa demeure, pour commencer sa tournée matinale. Il s’agissait moins d’une tâche que d’un plaisir, pour elle : faire le tour des enclos, s’assurer que les bêtes s’y trouvaient toujours, et surtout, surtout, admirer les femelles et leurs petits, paisiblement assoupis dans leur champ. Elle s’attarda plus que son dû devant le groupe de mustang qui se prélassaient et broutaient sous les premiers rayons solaires. Ils avaient eu de la chance, cette année : huit juments avaient poulinés avec succès. Euphorique, son père avait même consenti à réaliser le rêve de la jeunotte : lui offrir son propre poulain. Les yeux emplis de tendresse, elle observa la bête tachetée qu’elle avait désigné et qui, donc, était devenu sienne. Il faudrait toutefois attendre que la pouliche atteigne ses un an pour songer à s’occuper de son débourrage.

    « Plait-il? »

    Avec un cri effrayé, Zuko se retourna d’un bond, les yeux écarquillés, surprise par la voix qui s’était élevée tout près de son oreille, et par la main qui s’était posée sur son épaule. Face à elle se tenait un étranger, dans les dix-sept ans, chevelure claire et yeux bleu légèrement agacés. Sa seule réaction, face à son cri, avait été de se redresser et de croiser les bras.

    « Moi et mon frère vous avons apostrophé à plusieurs reprises … » fit-il remarquer, la voix légèrement précipitée.

    La jeune campagnarde resta tout de même coite devant ces allures nobles et ce beau parlé, langage très peu employé, ici-bas. Tout de même, en réalisant qu’elle devait déjà passer pour une abrutie profonde, elle inspira et rassembla mentalement tout son savoir quand au langage des nobles.

    « Veuillez me prêter pardon, je … m’étais enfuie dans mes pensées. »

    Le garçon, perdant son air agacé, arqua les sourcils et laissa son visage s’empreindre d’une surprise non feinte. Puis, il sourit, et finalement, éclata d’un rire polit, mais sincère.

    « Oh! Pas la peine de vous forcer pour nous, vous savez! Nous ne sommes pas des rois! … »

    Comprenant que sa tentative de bon parlé avait dû être un échec, Zuko piqua un fard et baissa le nez, observant piteusement ses pieds nus.

    Un léger rire nerveux lui échappa, accompagnant les derniers mots du garçon, alors que ce dernier semblait reprendre contenance, suite à son hilarité imprévue. D’ailleurs, il s’était un peu avancé, tendant à la jeune femme une main amicale, tout en lui offrant un sourire qu’elle n’aurait pu qualifié d’autre que ravageur.

    « Et bien … serait-il possible, maintenant que vous êtes éveillée, de nous conduire jusqu’à votre demeure? Nous aurions quelques mots à adresser au propriétaire … ! »

    Elle hocha d’emblée la tête, prise de malaise devant le visage parfait de cet inconnu blond qui lui parlait avec tant de manières. Déjà qu’elle n’avait jamais eu l’adresse suffisante pour parler aux garçons normaux, elle se trouvait complètement égarée devant le minois tout simplement irrésistible, à ses yeux, de l’étranger. Voulant bien paraître, donc, elle fit demi-tour et s’engagea sur le chemin d’un pas rapide, tout en assurant de bien marcher dans l’herbe, pour ne pas couvrir ses pieds de boue.

    « Hum hum … »

    Elle sursauta et se retourna au toussotement, faisant de nouveau face au garçon qui s’approcha de nouveau d’un pas lent.

    « Je me nomme Glenn Audric. »

    « Et moi, Jessie Audric! »

    Elle remarqua pour la première fois la présence d’un autre garçon, installé sur la banquette avant d’une calèche – la leur, probablement. Elle lui renvoya un signe poli de la main, avant de faire face à Glenn de nouveau, léger sourire aux lèvres.

    « J’suis Zuko. »


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      Finalement, ils n’étaient venus que pour trois fois rien : une histoire d’ours rôdant dans le coin, et qui avait déjà abattu plusieurs bêtes. Ils voulaient trouver quelqu’un pour les employer et le chasser, car ils manquaient d’argent. Jessie voulait regagner central et engager un instituteur privé d’Alchimie, mais pour ça, il leur fallait de quoi payer. Mon père leur offrit encore plus : il leur proposa de travailler pour lui, à la ferme, durant le temps qui leur plairait.



    « Hey-eey! Attend-moi! »

    Étonnée par le cri aigu qui s’était élevé derrière elle, la jeune fille se retourna prestement, le cœur bondissant soudainement plus vite, indiquant qu’elle avait vraiment été surprise. Elle ne s’en arrêta pas moins, callant même les poings sur les hanches en adressant un sourire goguenard à Jessie, lequel s’approchait d’elle à la course, tout haletant.

    « T’es en retard! Je te croyais déjà sur place. » s’amusa-t-elle à le narguer.

    Les quelques mois qu’ils avaient passés ensemble avaient suffis à les rapprocher, et ils se considéraient aujourd’hui comme étant les meilleurs amis du monde. Enfin, du point de vue de l’adolescente, leur relation était telle. Cela n’empêchait pas le tableau de s’entacher, du côté du garçon : il était clair que ce dernier, malgré ses deux ans de moins, l’adorait plus que ce que permettait une simple amitié. Sentiment que Zuko avait freiné dans l’œuf, l’empêchant de se manifester. Mais pas de vivre. Le gamin ralentit le pas arrivé près de son amie, et cette dernière se remis à marcher, non sans grimacer sous l’effort que faisaient les muscles de son bras, celui qui soulevait sa valise pleine.

    « T’es certaine de vouloir venir avec nous? »

    Elle ne répondit rien. Devant eux était maintenu immobile un vieux carrosse auquel étaient attachés deux chevaux de traits, piaffants d’impatience. Assis sur le banc arrière, celui des passagers, Glenn étirait le torse jusque par-dessus le siège du conducteur, maintenant les guides des bêtes à deux mains, en lançant à son frère un regard nerveux. Plus d’une fois, j’avais pu constater son incapacité à collaborer avec les animaux. Même notre chien se refusait de lui obéir, ce n’était pas peu dire. Jessie rigola un bon coup, et grimpa à l’avant du véhicule, s’emparant des rênes et faisant faire quelques pas aux chevaux, afin de les calmer. Zuko posa sa valise à l’arrière et se retourna vers sa petite famille, qui s’était approchée d’un pas hésitant. Elle les étreignit tour à tour, mal à l’aise, consciente que sa décision de partir avec son nouvel amant leur déplaisait hautement. Les adieux terminés, elle se hissa à l’intérieur de la calèche, aidée par Glenn, qui l’accueillit dans ses bras dès qu’elle fut installée à l’intérieur. Alors que Jessie mettait les animaux en marche, ils échangèrent un timide baiser, et elle évita de lancer un regard vers l’arrière, honteuse.


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MessageSujet: Re: -¦ La colère ¦- [Fiche en cours]   Dim 4 Jan - 6:52

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      Il me fallut un moment pour comprendre la scène qui se déroulait devant moi. Un autre pour reconnaître les visages des acteurs de cette scène. Plutôt, l’un des visages. Celui de mon fiancer. Dont les lèvres étaient accrochées à celles d’une étrangère aux boucles rousses. Ils ne m’avaient pas vues, j’étais entrée en silence. Je ressortis, tout aussi silencieuse, sans même leur faire savoir qu’ils étaient démasqués. Et je me dirigeai lentement vers ma propre chambre, désillusionnée.



    « Il cogna à la porte, trois fois, avant de caller nerveusement la main dans sa poche. L’autre, la droite, tenait, fermement serré au creux de sa paume, un bouquet des plus fraîches fleurs qu’il avait pu trouver. Certes, cela faisait maintenant presque deux ans qu’il agissait ainsi. Deux ans que le même scénario se répétait. Deux ans qu’il avait pris sa place auprès d’elle. Ça ne l’empêchait pas d’essayer, toujours et encore, de ne jamais en démordre. Parce que lui connaissait la véritable nature de Glenn. Lui savait qu’il finirait par se lasser de ce jouet. Et il voulait que, lorsque ça arriverait, elle puisse l’avoir, lui, pour se refaire. Si elle sentait qu’il l’avait toujours véritablement aimé, au contraire de cet ingrat de grand frère …

    C’est pour ça qu’il se tenait, là, debout, attendant, un bouquet de fleur à la main, qu’on vienne lui ouvrir. Mais on ne vint pas. Il soupira, songea qu’elle s’était peut-être endormie en lisant, comme elle le faisait si souvent, et cogna de nouveau. Question de politesse. Puis, constatant l’absence de réponse, il entra. Elle dormait peut-être profondément. En pareil cas, il déposerait simplement les fleurs et repartirais. Dès à l’intérieur, une odeur âcre et désagréable vint lui chatouiller le nez, mais il n’y porta pas aussitôt attention. Il l’appela, une, deux, trois fois. Puis, il se dirigea vers la cuisine, pris un vase et y plongea les tiges.

    « De l’eau, maintenant! » réfléchit-il à voix haute, en se dirigeant vers la salle de bain.

    Là, il remplit son vase, et ressortis. Du soleil, tout ce qui manquait. Ça, il y en aurait dans le salon. Beaucoup de soleil. Avec les grandes fenêtres …

    Plus il approchait et plus l’odeur devenait forte. Il ne la reconnue toutefois que lorsque ses yeux l’aperçurent. Dépassant de l’ouverture qui menait à la salle de séjour, une immense flaque écarlate s’étendait avec lenteur, coulant, s’enfonçant dans le tapis et probablement entre les craques du carrelage qui siégeait au-dessous. Jessie abandonna aussitôt le vase, laissant ce dernier s’éclater au sol. Il bondit par-delà la marre de sang, y plongeant ses pieds déchaussés sans s’en soucier, rejoignant rapidement le cadavre déchiré et replié juste là, devant lui. Lentement, précautionneusement, il la souleva dans ses bras, entoura son poignet de ses doigts, pris son pouls … rien. Il tenta de la réanimer, mais vue l’état des blessures, devina qu’elle devait être morte depuis un moment, déjà. Malgré tout, la réalité ne lui parvenait pas toute entière, pas logique. Il hurla à plusieurs reprises, tout en pleurant à chaudes larmes, et c’est presque sans s’en apercevoir qu’il tenta l’un de ces interdits de l’Alchimie. Comme un automate, son corps enchaîna chacun des mouvements nécessaires, rassemblant les ingrédients. Cela lui prit plusieurs jours, plusieurs jours, donc, pendant lesquels il ne se réveilla pas. Seule la douleur lacérante, puis la soudaine absence de sensation dans toutes ses jambes le ramenèrent à la réalité. »


    Elle ouvrit les yeux, lentement, prudemment. Méfiante face à cette soudaine tranquillité, à ce retour de sensations, qui en même temps n’en étaient pas. Plus de noir, plus de vide. Seulement cette lumière qui plombait droit dans ses pupilles rétractées, et ces sanglots étouffés, qui résonnaient non loin de son oreille. Tout tait calme. Trop calme … Puis soudain, la douleur se répandit dans ses veines, comme si son sang s’était changé en acide, et que son corps s’était mis à se consumer à petit feu, lentement mais sûrement. Douloureusement. Elle arqua le dos et ouvrit la gueule, poussant un cri qui, n’ayant presque plus rien d’humain, ressemblait surtout à un rugissement bestial, faible et agonisant. Un autre lui répondit en écho : paniqué, humain. Malgré sa douleur, elle se montra intriguée par cette tonalité à la limite du familier et tourna légèrement la tête, les dents serrées. De grands yeux marron la dévisageaient avec frayeur. Quelques mèches brunes froufroutaient sous les tremblements. Une étouffante odeur de sang et de déchets intestinaux flottait dans l’air. À nouveau, elle hurla. Lui aussi, juste avant de s’effondrer, inconscient. Puis tout devint noir.

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Nathaniel Archibald

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MessageSujet: Re: -¦ La colère ¦- [Fiche en cours]   Ven 20 Fév - 17:10

Bonjour bonjour chère Homonculus de la colère!
Je viens donc au nouvelles après avoir lu une fiche des plus agréable à lire et surtout très bien écrite.

Pour ton histoire, est-elle terminée? Ou bien comptes-tu raconter ce qui c'est déroulé durant les 4 années de sa vie d'homonculus?
Si l'histoire est bien terminée, alors il faudra simplement donner le point faible qui est le tien et ce sera alors un plaisir de te valider.

À bientôt, envois-moi un mp lorsque tu auras complété la rubrique concernant la faiblesses! ^^
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MessageSujet: Re: -¦ La colère ¦- [Fiche en cours]   

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